Chat “Le chartreux”.

Le chartreux, aussi appelé chat des Chartreux, est une race de chats originaire de France. Ce chat est caractérisé par des yeux de couleur or à cuivre et un pelage court et fourni entièrement bleu. Sa tête aux joues rebondies lui confère un visage « souriant ». Le développement du chartreux est lent : plus d’une année lui est nécessaire pour atteindre la maturité.

Il serait originaire de Turquie et d’Iran et aurait été ramené en France au temps des croisades. Dans les années 1930, les sœurs Léger développent la race essentiellement grâce à des sujets de Belle-Île-en-Mer1. La race est reconnue en 1939. Le chartreux est au bord de l’extinction après la Seconde Guerre mondiale et des mariages malheureux avec le british shorthair, mais l’élaboration de critères sélectifs très précis dans les années 1980 a permis la reconstitution de la race initiale.

Très connu en France, le chartreux est décrit très tôt dans un poème de Joachim du Bellay. Par la suite, de nombreuses personnalités posséderont des chartreux, au rang desquelles Colette, qui lui dédia des écrits, ou encore Charles de Gaulle.

Le chartreux est l’une des plus vieilles races dites naturelles de chats au monde. Il serait originaire des confins de la Turquie et de l’Iran, où son pelage laineux caractéristique lui conférait un avantage dans ces climats rudes. À l’époque des Croisades, le chartreux aurait été ramené par des navires de commerce entre l’Orient et l’Occident.

Le chartreux, carte maximum, Gennevilliers, 2/10/1999.

Selon la légende, la race s’appelle « chartreux » car celle-ci habitait dans les monastères avec les moines Chartreux et servait à chasser les rats en ces temps où la peste bubonique faisait des ravages à travers l’Europe. Le félin aurait alors fait vœu de silence, trait qui persiste encore de nos jours puisque le chartreux miaule très peu. Une autre explication plus plausible voudrait que ce chat, pendant le XVIIIe siècle, ait été nommé d’après la densité de la laine espagnole, « pile des chartreux ». La fourrure d’un chartreux adulte est très dense, laineuse, imperméable et d’une douceur voluptueuse. Les Néerlandais auraient échangé des peaux de chartreux du fait de la qualité de sa fourrure, de sa couleur et de sa densité2. Selon Jean Simonnet, cette explication est la plus probable.

On retrouve ainsi des traces de chats bleus en Occident dès 1558 dans le poème de Joachim du Bellay vantant les mérites de son chat Belaud. La première utilisation du terme « chartreux » apparaît en 1723, dans le Dictionnaire universel de commerce, d’histoire naturelle et des arts et métiers de Jacques Savary des Bruslons. On retrouve une référence aux chartreux dans le Systema naturae de 1735 de Linné, l’initiateur de la classification scientifique des espèces. Il décrit la race des chartreux sous le nom Catus coeruleus (chat bleu), et la considère donc comme une espèce distincte3. Buffon fait aussi référence aux chartreux mais tout en remarquant la proximité avec la race des autres chats de la région.

Au début du XXe siècle, le chartreux est commun en Île-de-France, en Normandie et aux abords de l’île de Belle-Île-en-Mer, près de la côte bretonne. Au début des années 1930, les sœurs Léger trouvent une vigoureuse colonie de chartreux sur leur île et les prennent en charge afin d’assurer leur survie. La plupart des chartreux d’aujourd’hui trouvent leurs origines à la chatterie des sœurs Léger. C’est également à cette époque que le premier standard de la race est établi, en 1939 précisément. Leurs efforts aboutissent en 1933 lors d’une exposition du Cat Club de Paris, où leur chatte « Mignonne de Guerveur » devient championne internationale et est consacrée « chatte la plus esthétique de l’exposition ».

La Seconde Guerre mondiale a beaucoup affecté la population des chartreux. À la fin des années 1960, la race des chartreux est aussi victime du croisement autorisé avec le british shorthair, deux races totalement distinctes. Les croisements sont tels que la FIFé fusionne les deux standards en 1970 et considère ces deux races comme une seule. La race est sauvée en 1977 par Jean Simonnet et son club « Club du chat des chartreux » avec la promulgation d’un nouveau standard qui soulignait les caractéristiques propres du chartreux2. En 1987, la race est reconnue par la Cat Fanciers’ Association (CFA) et la The International Cat Association (TICA). Les principales autres associations félines ont emboîté le pas, peu de temps après. De tels croisements entre races différentes sont à présent interdits et les chartreux ne peuvent plus se reproduire qu’entre eux. La race est aujourd’hui présente dans de nombreux pays et bien représentée en exposition2, où on le considère typiquement français.

Un premier couple de chartreux est exporté vers les États-Unis en 1972 par Helen Gamon de la Californie. Ces premiers chartreux américains sont les ancêtres de la plupart des chats chartreux nés aux États-Unis. Au Québec, l’apport français et américain du chartreux permet une grande diversité dans les lignées.

Dans son pays d’origine, le chartreux était très connu et faisait partie du trio de tête des races préférées des Français6. Toutefois, en 2006, il est rattrapé par le maine coon et se place désormais en quatrième place avec 5 740 chartreux enregistrés au LOOF jusqu’en 2008. En Angleterre et aux États-Unis il se fait beaucoup plus discret. Selon la CFA, en 2007, il ne se plaçait qu’en 26e place, derrière des races beaucoup plus rares dans l’hexagone comme le bobtail japonais.

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Sources : Wikipédia, YouToube.

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