Chat “european shorthair”.

L’european shorthair, également appelé européen ou celtic shorthair, est une race de chat originaire d’Europe, représentant anobli des chats communs d’Europe. Ce rôle était détenu depuis le début du XXe siècle par le british shorthair, bien qu’il soit plus trapu que la plupart des chats communs européens, jusqu’en 1983 où l’european shorthair est reconnu par la Fédération internationale féline.

Le standard de l’european shorthair insiste sur le fait qu’il ne doit ressembler à aucune race et garder le caractère robuste et agile des chats de maison des foyers européens. Les caractéristiques physiques de la race sont en conséquence équilibrées : la taille est moyenne, la morphologie ne présente pas de caractéristiques exagérées, les couleurs de la robe sont les couleurs traditionnelles.

La race est populaire dans les pays scandinaves qui apprécient son caractère de race naturelle, jamais polluée par des croisements avec d’autres races. Dans le reste de l’Europe, l’european shorthair est une race rare, très souvent confondue avec le chat de gouttière. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, la race subit la concurrence du british shorthair et de l’american shorthair et n’a été reconnue par aucune fédération de ces pays.


Chat européen, carte maximum, Gennevilliers, 2/10/1999.

L’european shorthair descend des chats communs de l’Europe et est considéré comme une race naturelle. De nombreux ouvrages décrivent ses origines jusqu’aux chats de l’Égypte antique et remontent toute l’histoire du chat en Europe.

Quelques squelettes de chat datant de l’âge du fer ont été retrouvés à Toulouse, à Lutèce et en Angleterre. Très apprécié des Romains au Ier siècle av. J.-C., l’expansion du chat dans les foyers européens est fortement accélérée par les conquêtes de Jules César qui permirent de le répandre dans toute l’Europe. Durant l’Antiquité, le chat est utilisé pour ses qualités de ratier, mais l’église catholique va ternir sa réputation en le muant en compagnon du diable et des sorciers à partir du XIIe siècle. La réputation du chat s’améliore peu à peu à partir de la fin du XVIe siècle, où le concept de race apparaît.

Au cours du XIXe siècle, le développement de l’élevage félin s’accroît avec l’avènement des expositions félines où sont présentées les premières races7. Les premiers british shorthair sont issus de chats à poil court du Royaume-Uni ; la race, qui est l’une des plus anciennes du Royaume-Uni, s’identifie au « chat commun européen » au détriment de l’european shorthair, dont la première tentative de standard date de 1925. Les chats d’Europe continentale, pourtant beaucoup moins trapus, sont jugés sur le standard du british shorthair.

En 1982, la Fédération internationale féline (FIFé) crée la catégorie « Européen » à partir d’un grand nombre de chats aux antécédents inconnus, et la race est reconnue un an plus tard. En avril 1988, le Cercle félin du chat européen est créé par Suzanne Piqué avec l’appui du Cercle félin de Paris. Les sujets de ce club se sont distingués en exposition féline.

En 2007, la race est rebaptisée « european shorthair », hormis pour la World Cat Federation (WCF) qui garde le nom « celtic shorthair ».

Chat européen, carte maximum, Belgique, 1993.

Le chat de gouttière, comme ce sujet roux et blanc, est trop souvent appelé « européen ».
L’european shorthair est l’une des races à poil court les plus populaires en Finlande12 et dans les pays nordiques en général13, où le caractère de race naturelle jamais polluée par une autre race de chat est apprécié. Il a des difficultés à séduire les autres pays européens. Depuis 2003, une moyenne d’une dizaine de pedigrees est éditée chaque année en France par le livre officiel des origines félines (LOOF), ce qui représente 0,01 % des pedigrees édités par le LOOF entre 2003 et 2017 (aucune demande en 2011).

Les pays anglo-saxons, pourtant très actifs pour l’élevage félin, ignorent totalement la race. La désaffection des États-Unis et du Royaume-Uni s’explique par la concurrence des races naturelles de ces pays, respectivement l’american shorthair et le british shorthair. Les grandes fédérations américaines (TICA et CFA) et britannique (GCCF) ne reconnaissent pas l’european shorthair comme une race.

La faible popularité est reliée au fait que la race n’a pas de caractéristiques hors du commun et n’apporte pas la nouveauté. L’un des problèmes majeurs est également la confusion systématique de l’european shorthair avec le chat de gouttière, du fait qu’il existe en Europe de nombreux chats de gouttière qui ont toutes les caractéristiques (morphologie, caractère, santé) de l’european shorthair. Le terme « européen » est devenu dans le langage courant un synonyme de « chat de gouttière » ou « chat de maison »19. De plus, il existe des confusions dans les livres, Desmond Morris note deux définitions erronées de l’european shorthair. L’une spécifique aux ouvrages généralistes sur l’histoire du chat décrit l’european shorthair comme un chat de gouttière à poil court vivant dans les maisons européennes ; l’autre spécifique aux ouvrages britanniques sur les races de chat qui décrit l’european shorthair comme un british shorthair d’Europe continentale.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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