Charles Buls, homme politique.

Charles François Gommaire Buls, né à Bruxelles le 13 octobre 1837 et mort à Ixelles le 13 juillet 1914, est un homme politique libéral belge.


Fils d’un orfèvre auquel il est destiné à succéder, Charles Buls reçoit une éducation artistique, ce qui l’amène à voyager. Il passe une année à Paris et neuf mois en Italie où il est confronté à la peinture, la sculpture, et la gravure. De retour en Belgique, il étudie les langues, en particulier le latin, l’anglais et l’allemand.

Charles Buls entame sa carrière publique à partir de 1877 en tant que conseiller communal, puis échevin et ensuite bourgmestre (1881-1899) de la ville de Bruxelles où l’on se souvient de lui sous le surnom du bourgmestre esthète. Il participe également à la politique nationale en qualité de député à la Chambre des représentants de 1882 à 1884 et 1886 à 1894.

Buls, carte maximum, Belgique, 1989.

Devenu bourgmestre, il laissera comme principal souvenir de son mandat celui de la défense des arts et du patrimoine bruxellois. Souvent en opposition avec la politique du roi Léopold II, qui a pour but la transformation de la capitale, jugée trop provinciale, mais, parfois, au détriment de son passé, il contribue à la restauration et à la conservation de plusieurs monuments et édifices de la ville. On lui doit la préservation d’une bonne partie du patrimoine historique du centre de Bruxelles, dont la Grand-Place, à une époque où cette préoccupation est loin d’être partagée par la majorité de ses contemporains.

L’autre grand domaine d’action de Charles Buls est l’éducation et l’instruction publique.

Directeur d’école, il fonde une organisation consacrée à la réforme de l’enseignement, la Ligue de l’Enseignement, qu’il contribue à fonder en 1864 et dont il est, de 1864 à 1880, le secrétaire, puis le président de 1880 à 1883 et, de 1905 à 1914. Cette organisation, s’associera en 1905 avec l’”Union nationale pour la défense de l’enseignement public” pour lutter contre le monopole de l’enseignement catholique. Il contribuera en 1886 à l’ouverture de l’École des Arts décoratifs, annexée à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, qui sous son influence ouvrira ses portes aux jeunes filles dès 1889. Il est également président du conseil  d’administration de l’Université libre de Bruxelles.

À la même époque il a été un membre actif de De Veldbloem et de Vlamingen vooruit (en français, En avant les Flamands), deux organisations du mouvement flamand.

Franc-maçon, il fut membre de la Loge Les Amis philanthropes.

Il fut membre du cercle d’influence dit de la “Table Ronde” qui réunissait 20 personnalités qui “semblent avoir été des hommes de confiance de Léopold II”.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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