Ang Duong, roi du Cambodge.

Ang Duong, fut roi du Cambodge de 1841 à 1844 puis de 1844 à 1860.


Fils cadet du roi Ang Eng, il est envoyé à Bangkok à l’âge de 16 ans et y restera jusqu’en 1839.

Lorsque sa nièce Ang Mey, alors reine du Cambodge sous « protection » annamite est exilée à Hué en 1841 il tente de s’emparer du trône avec l’aide du Siam. S’il est proclamé roi à Oudong le 14 décembre 1843 avec le soutien des troupes de Bangkok, il ne sera couronné dans la même ville que le 7 mars 1848. Avant cela, il aura fallu subir les luttes d’influence entre l’Annam et le Siam et attendre que les deux puissances s’accordent pour exercer un condominium sur le Cambodge.

Ang-Duong, essais de couleurs.

Il veut administrer seul son royaume, demandant de pouvoir nommer et révoquer les gouverneurs des provinces à sa guise, mais se heurta rapidement à ses protecteurs oriental et occidental. Afin de s’affranchir de cette double tutelle, il tenta de se rapprocher des puissances européennes qui voulaient alors prendre pied dans la région et écrivit une lettre le 14 juin 1853 à Napoléon III, nouvel empereur des Français à qui il propose une alliance. Charles de Montigny, consul de France à Shanghai est chargé de conclure un traité d’amitié avec la Cambodge, mais la mission échoue.

Au lieu de cela, Charles de Montigny rétablit les relations diplomatiques avec le Siam et s’assure ainsi la neutralité du royaume de Bangkok lors de l’intervention d’un corps expéditionnaire français en Annam. À ce moment-là, la demande d’Ang Duong avait peu de chance d’être prise en considération par Paris.

En 1856, sentant sa dernière heure approcher, Ang Duong demande à la cour de Bangkok de lui renvoyer Ang Voddey, son fils aîné, qui lui succédera plus tard sous le nom de Norodom Ier.

Ang Duong meurt le 19 octobre 1860. Il n’avait pas eu moins de dix fils et dix neuf filles de ses trente huit épouses, dont trois royales qui engendrèrent les dynasties des Norodom (Norodom Ier, Norodom Sihanouk, Norodom Suramarit,Norodom Sihamoni) et des Sisowath (Sisowath, Sisowath Monivong).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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