Andréa Mantegna, peintre de la renaissance.

Andrea Mantegna, né à Isola di Carturo, vers 1431 et mort le 13 septembre 1506 à Mantoue, est un graveur et peintre italien de la Première Renaissance qui a rompu définitivement avec le style gothique en plein milieu du XVe siècle, sans se départir de cette attitude tout au long de sa vie.

Marqué par l’héritage gréco-romain, exploitant la perspective par ses recherches sur le raccourci, il innove en matière d’architecture feinte, avec des décors muraux, des voûtes, créant des scènes d’une grande virtuosité, grâce entre autres au trompe-l’œil et à un sens poussé du détail.

Au-delà de Mantegna peintre de cour, émerge avec lui, dans l’art occidental, la figure centrale de l’artiste, du génie, qui fait école, et dont l’impact culturel se mesure des siècles plus tard.


Andrea Mantegna est né probablement en 1431 dans un petit village, Isola di Carturo (aujourd’hui Isola Mantegna, commune de Piazzola sul Brenta), situé non loin de Padoue, sur les terres de la République de Venise. Gardant des troupeaux, il est le second fils d’un charpentier-menuisier prénommé Biagio, de condition modeste, qui meurt entre 1449 et 1451.

Avant l’âge de onze ans, confié par ses parents en adoption, il entre comme apprenti chez le peintre Francesco Squarcione, qui est à la tête d’un atelier à Padoue, l’un des plus importants de cette région. Ancien tailleur et brodeur, Squarcione se passionne pour l’art ancien et la rhétorique. Il est, à l’image de son compatriote Pétrarque, amateur d’antiquités romaines, et avait amassé une quantité impressionnante d’objets datant de l’Empire romain, voire, grâce aux liens commerciaux entretenus par Venise, de la Grande Grèce (statues en marbre, vases, bronzes, bas-reliefs, etc.). Sa collection lui sert de modèle pour ses commandes dans le goût du temps, et on compte jusqu’à 137 élèves l’ayant assisté — dont les ferrarais Cosmè Tura et Francesco del Cossa —, tant son atelier était réputé dans toute l’Italie.

Oeuvre d’Andrea Mantegnan, carte maximum, Togo, 1975.

Le 23 mai 1445, dans le plus ancien document mentionnant son existence, Andrea Mantegna est appelé « Andrea pictore » : il s’agit du codicille d’un testament liant Squarcione à un notaire de Padoue. Tommaso Mantegna, le frère aîné d’Andrea, également tailleur, vit dans le quartier de Santa Lucia, non loin de l’atelier2. Imprégné par l’humanisme renaissant1, Squarcione lui enseigne le latin, les auteurs classiques, et lui donne à étudier des fragments de sculpture romaine, et par là, les figures, les volumes, la mise en perspective, comme le souligne Giorgio Vasari en ces termes : « [Mantegna] s’exerçait à partir d’objets en plâtre, copiés de statues antiques, et sur des copies de peintures, qui venaient de différents endroits, et en particulier de la Toscane et de Rome » (Les Vies, III). L’apprenti se passionne alors pour l’antiquité et va rester six ans au service du maître. Il est témoin des travaux de l’artiste florentin Donatello entrepris pour la ville à partir de 1443. La sensibilité au monde classique et le goût des antiquités deviennent l’une des composantes fondamentales de son langage artistique, qu’il a suivi tout au long de sa carrière. Mantegna quitte l’atelier de Squarcione, au moment d’un voyage effectué en compagnie du maître à Venise en 1448 ; les rapports se dégradent entre les deux hommes puisque Andrea attaque Squarcione en justice pour travaux impayés : Mantegna s’affranchit et part gagner sa vie.

Âgé de dix-sept ans, Mantegna accomplit ensuite son premier travail connu, un grand retable destiné à l’église Sainte-Sophie de Padoue, détruit au XVIIe siècle : c’était une Vierge à l’Enfant dans une conversation sacrée entre saints, probablement inspirée par l’autel de la basilique Saint-Antoine conçu par Donatello. De cette époque date son Saint Marc (Francfort, musée Städel).

Andrea, encore dans sa minorité, se voit replacé sous la tutelle de son frère Tommaso qui l’autorise à entreprendre en société la décoration de la chapelle de la famille Ovetari située dans l’église des érémitiques. L’œuvre, en partie détruite en 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale, avait été confiée à une équipe hétérogène de peintres, où émergea peu à peu la personnalité de Mantegna, capable également d’affiner sa technique. Durant le chantier, Niccolò Pizzolo, ancien élève de Squarcione, entre en conflit avec Mantegna, ce dernier voulant s’occuper d’une partie de la chapelle qui au départ ne lui était pas attribuée. De plus le manque de fonds, en mai 1449, fait que les travaux s’arrêtent en 1451.

L’engagement dans la chapelle Ovetari, commande qui va s’étaler sur neuf années, n’empêche pas le peintre d’accepter d’autres tâches. En 1447, il avait rencontré le notaire vénitien Ulisse degli Aleotti (mort en 1488) qui lui commande quelque temps plus tard le Saint Jérôme (musée d’art de São Paulo), dont il existe une étude sur papier ; Degli Aleotti lui dédia un sonnet dans lequel il le qualifie de « sculpteur en peinture ».

En mai 1449, profitant d’une phase de blocage du chantier padouan, il se rend à Ferrare, au service de Lionel d’Este. Il exécute un double portrait, l’un représentant le duc, l’autre son chambellan Folco di Villafora, mais les deux tableaux sont perdus. Mantegna a sans doute été le spectateur de la collection de son commanditaire, des œuvres de Piero della Francesca et des maîtres primitifs flamands qui y étaient rassemblées. Il s’y plaît puisqu’il y revient en 1450-1451 au service cette fois de Borso d’Este, pour qui il peint une Adoration des bergers (New York, MET), visiblement influencée par l’art flamand, du moins dans la minutie des détails.

Le 21 juillet 1452, Mantegna termine à Padoue la lunette du portail central de la basilique Saint-Antoine, conservée au Museo antoniano. Pour ce travail, il expérimente pour la première fois le point de vue di sotto in sù (vu du dessous vers le haut), qu’il a ensuite appliqué aux fresques de la deuxième phase des travaux aux érémitiques qui reprirent en effet en novembre 1453 pour se terminer en 1457. Niccolò Pizzolo, mort en 1453, laissait à Mantegna une grande partie des bénéfices de cet accomplissement. Les peintres Ansuino da Forlì et Bono da Ferrara travaillèrent sans doute à cet ouvrage entré dans sa deuxième phase, tandis que deux peintres vénitiens, Antonio Vivarini et Giovanni d’Alemagna, s’étaient jadis attelés à la première. En 1457, la princesse commanditaire Ovetari intente une action en justice contre Mantegna aux motifs que, dans l’une des fresques de la chapelle, celle de l’Assomption, il n’avait peint que huit apôtres au lieu de douze, pour manque d’espace.

1453 est l’année du mariage de Mantegna avec Nicolosia Bellini, la fille du peintre Iacopo Bellini, également père de deux fils devenus peintres, Giovanni et Gentile Bellini. Du fait de cette union, certains chercheurs estiment que Mantegna a subi l’influence de Bellini, et d’une manière générale, de la peinture vénitienne de cette période primo-renaissante qu’il va cependant marquer par son talent précoce et ses audaces. Sa Présentation au Temple est un tableau daté de 1455, qui présente la particularité de ressembler à celle peinte par Giovanni Bellini datée 1460, mais présente des teintes plus constrastées et lumineuses.

Au moment de ses fiançailles avec Nicolosia, il reçoit la commande d’un polyptyque destiné au maître-autel de la basilique Sainte-Justine de Padoue. Le retable de saint Luc, aujourd’hui conservé à la pinacothèque de Brera (Milan), est constitué de douze panneaux représentant des saints bénédictins. Il achève et signe en 1454 une Sainte Euphémie, a tempera sur lin conservée au musée de Capodimonte (Naples), qui rappelle dans sa composition la Vierge en assomption de la chapelle Ovetari, et où l’on devine encore l’influence de l’atelier de Squarcione. Deux ans plus tard, il entame la première version du Martyre de saint Sébastien qu’il achève en 1459.

Fin 1456, le notable vénitien Gregorio Correr (1409-1464), abbé de la basilique San Zeno de Vérone et futur patriarche de Venise, lui passe commande d’un retable destiné au chœur de l’édifice pour la partie supérieure du maître-autel. Ce nouveau travail prend au moins trois années au jeune peintre, il l’achève en son atelier padouan, avec ce souci du détail qui le caractérise et justifie sa relative lenteur. Le retable de San Zeno est un polyptyque centré sur la figure de la Vierge à l’Enfant entouré d’anges musiciens, avec de chaque côté, deux panneaux comportant chacun quatre saints. La prédelle montre trois compositions tirées de la vie et de la Passion du Christ. L’œuvre est la première de son genre en Italie du Nord, et Vérone voit éclore une nouvelle école de peintres dont l’un des maîtres est Girolamo dai Libri.

Le maître-autel est encore en construction en 1460, ce que révèle la correspondance que Mantegna commence à échanger avec les princes de Mantoue, qui désirent l’attirer à leur cour. Malgré son succès et l’admiration dont il fait l’objet, Mantegna quitte de bonne heure le Padoue de sa jeunesse.

Depuis 1456 déjà, Louis III Gonzague, marquis de Mantoue, pressait Mantegna d’entrer à son service ; aussi en 1460, le peintre finit-il par accepter d’être nommé peintre de cour. Ce départ fut reporté pour plusieurs raisons : Mantegna était très attaché à Padoue où il avait noué de solides amitiés, par ailleurs plusieurs commandes étaient en cours et il se devait de les terminer car être peintre au service d’un prince mécène supposait un emploi exclusif. Au début de sa charge, il réside de temps à autre à Goito : là, une résidence des Gonzague devait être redécorée, projet dont Mantegna avait été averti dès 1458 mais qui ne se fit pas. Mantegna prit des assistants et invita des amis artistes ou savants en renforts. Louis III projeta également la décoration d’une résidence à Cavriana, puis, plus tard, à Revere (1463-1464) : à chaque fois, le peintre et son équipe s’installaient in situ. Pour Revere, il proposa une suite de fresques figurant des scènes tirées d’Homère dont il ne reste aujourd’hui aucune trace, mais dont on peut retrouver l’écho dans certaines gravures exécutées par Mantegna et ses disciples. Louis Gonzague avait entamé une profonde transformation de son marquisat. Il fit également venir à sa cour le polymathe Leon Battista Alberti et l’architecte-sculpteur Luca Fancelli.

À partir de décembre 1466, il s’installe avec sa famille à Mantoue même. Il reçoit au départ un salaire de 75 lires (ou 13 sequins) par mois, somme assez confortable pour l’époque, plus le logement et les vivres, et qui indique nettement la haute estime dans laquelle on tient son art. Cela fait aussi de lui un membre de la riche bourgeoisie de la ville, comme en témoigne son testament. Il est en fait le premier peintre parmi tous ceux qui ont été domiciliés à Mantoue. Le logement des Mantegna devient beaucoup plus spacieux après que le marquis lui a offert un terrain en octobre 1476 situé au centre de Mantoue, sur lequel l’artiste fait élever une maison que l’on visite de nos jours15. Mantegna sera également chargé des collections du marquis et devient son conseiller artistique. Il obtiendra un blason avec ses armes surmontant sa devise, « Par un désir », et vivra à la cour jusqu’à sa mort.

Comme tout peintre de cour, il reçoit aussi les commandes les plus diverses de la part du prince : dessins de costumes et de décors pour les spectacles de la cour, cartons de tapisseries, décoration des palais et des villas.

Les premières commandes sont des portraits, dont celui du Cardinal Ludovico Trevisan (1460, Berlin, Gemäldegalerie), commencé alors que Mantegna était encore à Padoue, et de Francesco Gonzaga (v. 1461, Naples, musée de Capodimonte), second fils de Louis et de son épouse Barbara de Brandebourg-Culmbach.

Le château Saint-Georges qui fait partie du palais ducal de la ville, comprend un certain nombre de chefs-d’œuvre exécutés par Mantegna. Avant même l’installation définitive du peintre, Louis Gonzague lui commande la décoration de la chapelle privée du château où le marquis avait ses appartements. Datant du XIVe siècle, elle est remise au goût du jour par Mantegna lui-même comme l’indique une lettre du marquis datée du 4 mai 1459, quelques jours avant l’ouverture du concile de Mantoue, dissous en janvier 1460. Ce projet décoratif est donc pour Louis une marque d’auto-célébration et de prestige, quand toute la ville reçoit de nombreux dignitaires religieux. La plupart des retables peints par l’artiste ont été dispersés. Le plus fameux est un ensemble qui comprend La Mort de la Vierge (Madrid, musée du Prado) et la partie supérieure que l’on pensait disparue, identifiée comme étant Le Christ avec l’âme de la Vierge (Ferrare, Palazzo dei Diamanti). S’y manifeste la maîtrise des effets d’illusion, le peintre ayant inséré dans sa composition des vues du Mincio et du canal San Giorgio, comme on pouvait les apercevoir depuis le château. À cette même chapelle appartenaient, peut-être, trois autres panneaux connus sous le nom du Triptyque des Offices (Florence), mais aucune source ne permet de l’affirmer : en effet, Mantegna semble travailler en 1465-1467 à Florence sur un ensemble de peintures similaires. Par ailleurs, trois gravures du maître (ou de ses élèves) peuvent éventuellement correspondre soit aux compositions destinées à la chapelle, soit à celles de Florence, à savoir la Déposition de la croix, la Mise au tombeau et la Descente aux limbes.

Entre chaque commande, Mantegna ne restait pas fixé à Mantoue. Le 23 et le 24 septembre 1464, Mantegna participe à une expédition sur les rives du lac de Garde avec, entre autres, un peintre proche des Gonzague, Samuele da Tradate (?-1466), un ingénieur en hydraulique nommé Giovanni Marcanova, et un spécialiste véronais d’épigraphie, Felice Feliciano, qui connaissait par ailleurs Mantegna depuis Padoue. Après avoir visité divers sanctuaires et recopié dans leurs carnets de vieilles inscriptions, la petite bande vêtue comme les anciens Romains, qui en « empereur », qui en « consul », têtes couronnées de feuillages, se recueille dans une chapelle dédiée à la Vierge afin de lui rendre grâce pour la belle journée passée et le spectacle de tous ces vestiges. Très amis, ils avaient travaillé sur la décoration de la résidence de Cavriana (1463).

En 1488, Mantegna est appelé par le pape Innocent VIII, une offre qui ne se refuse pas, pour décorer de fresques la galerie du Petit Palais du belvédère au Vatican. Cette série de fresques, y compris un remarquable baptême du Christ, seront détruites par Pie VI en 1780 pour constituer la Galerie des statues (Rome, Musée Pio-Clementino). Le pape traite Mantegna moins généreusement qu’il ne l’a été à la cour de Mantoue ; mais, à tout prendre, leur entente, qui cesse en 1500, n’a été nullement désavantageuse pour aucune des deux parties. Mantegna rencontre également le célèbre otage turc Jem et étudie attentivement les monuments antiques, mais l’impression que lui laisse la ville est dans l’ensemble décevante. Retourné à Mantoue en 1490, il reprend avec force sa vision plus littéraire et plus amère de des antiquités gréco-romaines, et va se lier étroitement avec Isabelle d’Este, devenue la nouvelle marquise depuis février, une femme cultivée et intelligente.

Revenu en sa ville d’adoption désormais dirigée par François II Gonzague, il continue son travail avec les neuf peintures a tempera pour Les Triomphes de César, qu’il a probablement commencées avant son départ pour Rome, et qu’il termine autour de 1492. Ces grandes toiles carrées de plus de deux mètres de côté étaient destinées à décorer une grande salle de réception du château Saint-Georges. Elles sont peintes à la gloire de François Gonzague et de la tradition familiale à travers le vainqueur des armées des Gaules, ces mêmes armées que le duc vainquit de nouveau en 1495 sur le fleuve Taro19. Ces compositions ont été énormément valorisées par l’aristocratie britannique dès la fin du xviie siècle pour des raisons patrimoniales : conservées dans les collections royales depuis 1640, elles finirent par éclipser d’autres œuvres majeures de Mantegna ; Stendhal le constate en 1823, avec regret, dans ses études sur la peinture renaissante italienne.

Malgré une santé déclinante, Mantegna reste actif. Parmi d’autres travaux de la même période, on trouve La Madone de la carrière, Saint Sébastien et La Lamentation sur le Christ mort, qu’il a probablement peinte pour sa chapelle funéraire personnelle. Un autre travail des dernières années de Mantegna est ce qu’on appelle La Vierge de la Victoire, maintenant au Louvre. Elle est peinte a tempera vers 1495, en souvenir de la bataille de Fornoue dont l’issue est discutable, mais que François II souhaitait montrer comme une victoire de la ligue italienne sur les troupes françaises de Charles VIII ; l’église qui à l’origine a abrité ce tableau, Santa Maria della Vittoria, a été construite suivant les plans même de Mantegna. Le retable y fut installé solennellement en juillet 1496.

La Vierge est ici représentée en compagnie de plusieurs saints, de l’archange saint Michel et de saint Georges qui lui tiennent son manteau, sous le prolongement duquel se tient François II à genoux, dans une profusion de riches guirlandes et d’autres ornements. Indépendamment de sa perfection dans l’exécution, cette œuvre compte manifestement parmi les plus belles et les plus attachantes des œuvres de Mantegna où les qualités de beauté et de séduction sont souvent exclues, au profit de la poursuite rigoureuse de ces autres idéaux plus appropriés à son génie grave : la tension de l’énergie s’exprimant dans une passion hagarde.

À partir de 1497 Mantegna est chargé par Isabelle d’Este, maîtresse de Mantoue depuis 1490, de transposer les thèmes mythologiques chantés par le poète de cour Paride Ceresara dans des peintures destinées à son appartement privé (studiolo) au château San Giorgio. Ces peintures sont dispersées au cours des années suivantes : l’une d’elles, La Légende du Dieu Comus, a été laissée inachevée par Mantegna et terminée par Lorenzo Costa, qui lui a succédé comme peintre de cour à Mantoue. Ses rapports avec la marquise sont difficiles, cette dernière essayant de renouveler le style de la cour en faisant appel à d’autres peintres. Le marquis le défend encore et lui commande une Vierge à la Victoire.

Après la mort de son épouse, Mantegna devient, à un âge avancé, père d’un enfant naturel, prénommé Giovanni Andrea. Il continue à se lancer dans toutes sortes de dépenses (pour ses collections, son personnel d’atelier, sa famille), puis connaît de graves ennuis familiaux : son deuxième fils, Francesco est contraint à l’exil hors de Mantoue car il s’était attiré le courroux du marquis. Le contexte est celui des guerres d’Italie : une crise économique frappe alors la Lombardie. Mantegna revend une partie de ses collections d’antiques, dont un buste représentant Faustine qu’il aimait beaucoup.

Très peu de temps après cette vente, il meurt à Mantoue, le 13 septembre 1506. Son fils aîné, Lodovico est chargé de régler la succession de l’atelier, chose faite en 1510 ; l’inventaire en résultant a été conservé.

En 1516, la chapelle commanditée en son honneur par ses fils est achevée en la basilique Saint-André de Mantoue, où il avait peint le retable de la chapelle mortuaire dont le dôme a été décoré par Le Corrège.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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