Andrea del Verrocchio, sculpteur, peintre et orfèvre.

Andrea di Michele di Cione dit Le Verrocchio (Florence, 1435 – Venise, 1488) est un sculpteur, peintre et orfèvre florentin de la seconde moitié du Quattrocento.

Il reçut un nombre important de commandes de Laurent de Médicis, dit le Magnifique, tenant auprès de lui le rôle que Donatello avait joué auprès de Cosme l’Ancien. Son atelier était alors (avec celui des frères Pollaiolo) le plus important de Florence. Il eut pour élèves Francesco Botticini, Le Pérugin, Léonard de Vinci, et Lorenzo di Credi.


Andrea del Verrocchio naît en 1435 à Florence. Son père est briquetier (fornacio) puis collecteur d’impôt. On sait peu de choses sur ses années de formation. Il doit son surnom, Il Verrocchio, à son premier maître, l’orfèvre Giuliano Verrochi. L‘Anonyme Gaddiano, dans un manuscrit rédigé vers 15301, le présente comme un élève de Donatello, une information que ne reprend pas Vasari. Il devient membre de la guilde des sculpteurs en 1469 et membre de la guilde des peintres en 1472. À la mort de Donatello, il devient le sculpteur en titre des Médicis pour lesquels il réalise le tombeau en bronze et en porphyre de Pierre et Jean de

Médicis (basilique San Lorenzo de Florence, 1472), le David de bronze (musée national du Bargello, Florence), le Génie ailé (1479) de la fontaine du Palazzo Vecchio, une Résurrection en terre cuite peinte (musée du Bargello, initialement à la villa Careggi) et d’autres travaux (fontaines, restaurations d’antiques, accessoires de scénographie). Son atelier est, avec celui des frères Pollaiolo, le plus important de Florence. D’après une nouvelle d’Anton Francesco Grazzini écrite vers 1550, il se situe via del Garbo.

Il peint plusieurs œuvres importantes telles que Le Baptême du Christ qui est réalisé en dix ans avec l’aide de son apprenti, Léonard de Vinci. Il est souvent affirmé que cette œuvre a été sa dernière peinture. Voyant que son élève le dépassait sans conteste dans cet art, il décida de se consacrer dorénavant à la seule sculpture. Léonard, mortifié, ne finira aucune de ses propres sculptures par la suite, comme pour se punir lui-même d’avoir blessé son maître.

Verrocchio reçoit la commande (probablement de Pierre de Médicis) du David qui est aujourd’hui au Bargello. C’est là un hommage au David de Donatello. En 1476, Laurent de Médicis le vend (pour 150 florins) à la Seigneurie de Florence.

La commande que reçoit Verrocchio pour l’église Orsanmichele montre l’estime dans laquelle il est tenu. Il s’agit de remplacer la statue de Donatello, Saint Louis de Toulouse, retirée en 1460 de la niche jusque-là réservée au parti guelfe. Le sujet est L’Incrédulité de Saint Thomas. Le premier paiement date du 27 avril 1468. Verrocchio réussit le tour de force de sculpter un groupe de deux personnages malgré l’étroitesse de la niche. « Il trouve la solution, écrit Charles Avery, en réduisant l’échelle des figures, et en ne conservant que le Christ dans la niche, saint Thomas se tenant légèrement en dessous du podium et se tournant vers le Christ.»

Verrocchio, carte maximum, Italie, 1973.

En 1468, Verrocchio est chargé de fondre et de hisser l’énorme sphère dorée (six mètres de diamètre et près de deux tonnes de poids) prévue par Brunelleschi pour couronner la lanterne du dôme de la cathédrale Santa Maria del Fiore de Florence. Elle est installée en 1472.

Verrocchio participe au concours organisé par la ville de Pistoie pour le mémorial qui doit être érigé à l’intérieur de la cathédrale San Zeno en hommage au cardinal Forteguerri, décédé en 1473. On s’en remet finalement au jugement de Laurent de Médicis qui tranche en faveur de Verrocchio aux dépens de Piero Pollaiuolo. Verrocchio travaille au monument de 1476 à 1483. À son départ pour Venise, seules quelques statues ont été exécutées. C’est Lorenzetto Lotti qui réalise la statue de la Charité et Giovanni Francesco Rustici, la statue orante du cardinal. Il est difficile de se faire une idée exacte du projet de Verrocchio puisque tout le monument a été remanié en 1753 par le sculpteur baroque Gaetano Masoni, même si le modèle en terre cuite conservé au Victoria and Albert Museum de Londres en donne un aperçu. « On perçoit toutefois », écrit André Chastel, « dans la figure du Christ, dans celles des Vertus, la Foi et l’Espérance, dans les silhouettes animées des anges (…) une recherche de suavité et de mouvement qui tend à accroître au maximum l’expression délicate : le thème principal était, comme dans le chef-d’œuvre de Rossellino à San Miniato, mais dans un style plus viril, l’ascension et la béatification de l’âme, son accès au monde angélique .»

En 1483, Verrocchio part pour Venise. Il y travaille jusqu’à sa mort à la statue du Colleone, le monument équestre érigé en l’honneur du condottiere Bartolomeo Colleoni sur le campo del Santi Giovanni e Paolo devant la Scuola San Marco.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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