André Jules Louis Chamson, essayiste, historien, conservateur de musée et romancier.

André Jules Louis Chamson, né le 6 juin 1900 à Nîmes et mort le 9 novembre 1983 à Paris (Ve), est un essayiste, historien, conservateur de musée et romancier français.

André Chamson est le fils de Jean Chamson et de Madeleine Aldebert. D’origine cévenole, il est élevé dans la religion protestante dans la commune du Vigan (Gard).

Après avoir étudié au lycée Jean-Baptiste-Dumas d’Alès, puis à celui de Montpellier, il est élève de l’École des chartes (promotion 1924), où il obtient le diplôme d’archiviste paléographe.

À la suite des événements de février 1934, il s’engage dans la lutte antifasciste en adhérant au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, puis à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires.

Militant au côté du Front Populaire, il fonde en 1935 avec Jean Guéhenno et Andrée Viollis l’hebdomadaire Vendredi dont ils assureront une direction collégiale du journal jusqu’à sa disparition en novembre 1938.

Durant la Guerre d’Espagne, il s’engage aux côtés des républicains. Revenu en France, il devient conservateur de musée.

André Chamson, carte maximum, Nîmes, 24/04/1993.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, c’est à ce titre qu’il est rappelé, en lien avec Jacques Jaujard, pour diriger l’évacuation des chefs-d’œuvre du musée du Louvre vers le château de Chambord, avant l’arrivée des troupes allemandes dans la capitale. Durant l’occupation, il entre dans la Résistance dans les maquis du Lot. Il réside à Montauban entre septembre 1940 et mai 1943, dans l’immeuble situé 30, rue de la Comédie, où il va assurer la conservation des chefs-d’œuvre du musée du Louvre se trouvant au musée Ingres.

À la Libération, il retrouve ses fonctions de conservateur de musée et est nommé au Petit Palais. Il devient directeur des Archives de France de 1959 à 1971.

André Chamson, épreuve de luxe.

Il est élu membre de l’Académie française le 17 mai 1956, par 18 voix — celles entre autres de Jules Romains, André Maurois et Georges Duhamel — au fauteuil d’Ernest Seillière et sollicite son amie, la joaillière Suzanne Belperron, pour la création de son épée.

De 1951 à 1959, il est président du PEN club français, puis de 1957 à 1959 du PEN club international. En 1957, il est élu Majoral du Félibrige (Cigalo de Tarn) et membre non résidant de l’Académie de Nîmes, et, en 1958, mainteneur de l’Académie des Jeux floraux.

Protestant, généreux et engagé, dans sa vie comme dans ses livres, il situe la plupart de ses récits dans le cadre des Cévennes, sa région natale (Roux le bandit, 1925 ; Les Hommes de la route, 1927 ; Le Crime des justes, 1928 ; La Neige et la Fleur, 1951 ; La tour de Constance, 1970). Il a pris la parole sept fois dans les Assemblées du Désert (1935, 1954, 1958, 1967, 1972, 1975 et 1979), grands rassemblements protestants organisés chaque année le premier dimanche de septembre sur les terrains du Musée du Désert au Mas Soubeyran dans le Gard.

Il est le premier lauréat, en 1929, du « Prix des Muses » qui récompensait non seulement l’ouvrage publié au cours de l’année, mais également l’ensemble de sa carrière.

Il a fait partie du comité de rédaction de la revue littéraire Europe lors de sa reparution en 1946.

Il est élu président du jury du Festival de Cannes en 1968.

Il est enterré, avec son épouse Lucie Mazauric, sur le serre de la Lusette, près du Pic de Barette qui domine la vallée de Taleyrac, sur la commune de Valleraugue. Ils sont les parents de la romancière Frédérique Hébrard, née en 1927.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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