Amantine Lucile Aurore Dupin (George Sand), romancière.

Née Amantine Lucile Aurore Dupin, George Sand est fille d’un père aristocrate et d’une mère roturière et a été élevée par sa grand-mère paternelle dans une propriété du Berry. Après un passage au couvent à Paris, elle retourne dans son Berry natal et épouse le baron Casimir Dudevant à 18 ans, en 1822.

Ce mariage ne durera pas longtemps et en 1830, elle rencontre le jeune auteur Jules Sandeau, avec qui elle entretiendra une liaison. Elle publiera avec lui plusieurs textes pour Le Figaro, qu’elle signera du pseudonyme J. Sand. En 1832, elle publie son premier roman complet sous le nom de George Sand, « Indiana », qui reçut un accueil critique chaleureux et lui donna, aux yeux de certaines personnes, le statut

George Sand, prêt-à-poster.

de porte-parole de sa génération. On considère que « Indiana » est en quelque sorte la quintessence du roman sandien : on y retrouve des critiques de l’inégalité des sexes et du mariage, thèmes que l’on retrouvera fréquemment dans ses oeuvres futures.

Les sentiments antipatriarcaux  de George Sand sont  exposés davantage dans « Lélia » (1833). A la différence de « Indiana », écrit à la troisième personne, « Lélia » est un texte écrit à la première personne, récit d’un

personnage féminin qui perd tout respect des hommes, de la foi et de Dieu. Par la suite, Sand met l’accent dans ses romans sur la notion d’un amour idéalisé mais contraint par les inégalités sociales et politiques. Accusée de vouloir la destruction du mariage, elle désirait simplement casser l’institution napoléonienne du mariage qui mettait l’épouse sous un contrôle pratiquement total de son époux.

En 1833, à la fin de sa liaison avec Sandeau, elle rencontre le jeune poète Alfred de Musset, qui devient son amant. Par la suite, elle obtient la séparation d’avec Casimir Dudevant et la garde de sa fille, Solange, tandis que le baron Dudevant se voit confier la garde de son fils Maurice. Outre sa réputation littéraire, Sand

George Sand, carte maximum, Nohant-Vic, 2004.

fit également parler d’elle par le caractère particulier, pour l’époque, de sa vie privée. Refusant de se conformer aux conventions, elle fit scandale en s’habillant de vêtements masculins, en fumant, et surtout par ses nombreuses liaisons (Sandeau, Musset, Chopin et bien d’autres encore). Sa lutte pour l’émancipation féminine l’amena en effet à s’attribuer les mêmes droits que les hommes dans sa vie personnelle.

George Sand, épreuve d’artiste.

Ses fréquents séjours à Nohant, la terre de son enfance et l’influence du philosophe Pierre Leroux la pousseront à écrire sur la vie difficile des fermiers et des travailleurs dans ses romans de la période qui suit, avec « Le Compagnon du tour de France » (1840) ou encore « Consuelo » (1842–1843).

2004, année George Sand, prêt-à-poster.

En 1848, avec la chute de Louis-Philippe, ses écrits deviennent de plus en plus politiques, elle contribue au Bulletin de la République et lance un

journal éphémère, La cause du peuple. Mais l’échec de la révolution qui s’ensuivit la pousse à revenir aux thèmes de l’innocence et de la simplicité, ainsi qu’à une retraite à Nohant. La vie à la campagne, les vertus et la dure vie des paysans seront ainsi les sujets de « La Mare au diable » (1846), « La Petite Fadette » (1849) et « Les Maîtres sonneurs » (1852). En 1854, elle publie une autobiographie, « Histoire de ma vie », et reçoit chez elle à Nohant des invités remarquables comme Flaubert, Liszt, Delacroix, Théophile Gautier ou Balzac. Jusqu’à sa mort en 1876, elle continue d’écrire des romans,

nouvelles, articles et autres essais, dont « Les Beaux Messieurs de Bois-Doré » (1858), « Le Marquis de Villemer » (1861) et « Mademoiselle de la Quintinie » (1862). Elle laissera également une des plus abondantes correspondances de la littérature française, forte de vingt-cinq volumes.

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Sources : Bacfrançais, Youtube.

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