Al Gore, homme d’état et d’affaires.

Albert Arnold Gore, Jr. dit Al Gore, né le 31 mars 1948 à Washington, D.C., est un homme d’affaires et homme d’État américain, vice-président des États-Unis de 1993 à 2001.

Membre du Parti démocrate, il siège pour le Tennessee à la Chambre  fédérale des représentants de 1977 à 1985 puis au Sénat entre 1985 et 1993, avant d’être élu vice-président de Bill Clinton lors des élections de 1992 et 1996.

Il est candidat à la présidence lors de l’élection présidentielle de 2000. Bien que majoritaire en voix et en dépit des recours et contestations consécutifs au comptage des voix en Floride devant la Cour suprême, il est, en raison du mode d’élection aux États-Unis, battu par le candidat du Parti républicain, George W. Bush, majoritaire en nombre de grands électeurs.

En 2007, il est lauréat, avec le GIEC, du prix Nobel de la paix pour « leurs efforts afin de mettre en place et diffuser une meilleure compréhension du changement climatique causé par l’homme, et de jeter les bases des mesures nécessaires pour contrecarrer un tel changement ».


Il commence sa carrière politique en 1976, en étant candidat à la Chambre des représentants, dans la quatrième circonscription du Tennessee.

Il bat le sortant Stanley Rogers (en) aux primaires démocrates et est élu sans opposant pour son premier poste au Congrès.

Il est réélu sans discontinuité en 1978, 1980 et 1982 avec de très  confortables avances. En 1984, il brigue le poste de sénateur laissé libre par le retrait du chef de la majorité au Sénat, le républicain Howard Baker, et bat très largement son adversaire Victor Ashe.

À la Chambre des représentants comme au Sénat, Al Gore se fait remarquer par ses connaissances très pointues dans les domaines de la défense, des nouvelles technologies et de l’environnement. Démocrate élu dans un État du sud, il est alors relativement conservateur sur les questions de société, en se prononçant par exemple contre le droit à l’avortement.

En 1988, il se présente aux primaires démocrates. Malgré une belle  performance lors des primaires se tenant dans le sud, il est finalement battu par Michael Dukakis, qui fut lui-même défait à l’élection présidentielle par le vice-président sortant George H. W. Bush.

En 1989, le très grave accident d’automobile dont est victime son fils de six ans, Albert III, l’incite à prendre du recul par rapport à la politique.

Ainsi, il refuse de se présenter aux primaires démocrates de 1992.

Mais il est choisi comme colistier par le candidat démocrate Bill Clinton le 9 juillet 1992 pour l’élection présidentielle se tenant la même année. Il est élu le 3 novembre 45e vice-président des États-Unis, et est réélu en novembre 1996.

Il est considéré par les historiens comme l’un des vice-présidents les plus influents et les plus actifs de l’histoire des États-Unis.

Une des principales réformes dues à Al Gore est celle de la réforme de l’État (National Performance Review), laquelle a conduit à la simplification et à la réduction des codes administratifs, ainsi qu’à la lutte contre les fraudes au sein de l’administration fédérale.

Il promeut l’expression « autoroutes de l’information » (Information highways), comparant leur importance pour le commerce à celle des chemins de fer ou des transports routiers à d’autres époques.

L’Internet existe déjà depuis plus de dix ans pour les universités et les fournisseurs militaires, mais c’est à son initiative que celui-ci atteindra directement le grand public et le commerce de détail, faisant passer au second plan les réseaux privés comme CompuServe, Prodigy ou le premier MSN.

Al Gore contribue aussi nettement à l’adoption par la Chambre des représentants de l’accord de libre-échange sur l’Alena. Lors d’un débat télévisé contre Ross Perot en 1993, il convainc l’opinion du bien-fondé de l’accord, et pousse les représentants à approuver la loi par 234 voix contre 200.

Il œuvre aussi au développement d’Internet, par le biais de programmes dans les écoles et les bibliothèques.

Déjà, au Sénat, il avait permis la création d’un centre de recherche sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Intéressé par l’environnement et sa protection, il prend diverses mesures contre le réchauffement climatique, la déforestation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre affectant la couche d’ozone, et, lors de la signature du protocole de Kyoto, il se prononce pour la signature du traité par les États-Unis.

En 1999, Al Gore annonce sa candidature à l’élection présidentielle. Après avoir facilement battu son principal adversaire lors de la primaire démocrate, Bill Bradley (ancienne vedette du basket-ball et sénateur du New Jersey), il est distancé dans les sondages par son opposant républicain, George W. Bush, alors que tous lui prédisaient une victoire facile. Le choix comme colistier de Joseph Lieberman lors de la Convention démocrate de Los Angeles et une campagne orientée plus à gauche le remettent dans la course.

Le 7 novembre 2000, Al Gore obtient 550 000 voix de plus que son  adversaire au niveau national, mais le système des grands électeurs rend la Floride indispensable à la victoire d’un des deux candidats.

Bush, dont le frère Jeb est gouverneur de l’État, y obtient 537 voix d’avance sur Gore.

Après plus d’un mois de décomptes incertains, la Cour suprême des États-Unis ordonne l’arrêt des vérifications, décidant de fait de l’élection de George W. Bush à la présidence, celui-ci obtenant officiellement 537 bulletins de plus que son adversaire, sur un total de six millions.

En 2001 et 2002, deux nouveaux recomptages financés par les grands journaux américains démontrent que les résultats diffèrent selon les méthodes de recomptage employées permettant à Bush soit de l’emporter avec une marge allant jusqu’à 1 665 voix d’avance soit de perdre par 171 voix contre Al Gore.

Par ailleurs, il fait partie des rares candidats à ne pas avoir remporté leur propre État.

Préoccupé par les questions écologiques, il est l’acteur et l’orateur du  documentaire réalisé par Davis Guggenheim, An Inconvenient Truth (Une vérité qui dérange). Présenté au Festival du film de Sundance et au Festival de Cannes de 2006, ce film montre les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la planète. Il rencontre un grand succès public aux États-Unis pendant l’été 2006.

Ce film est sorti dans les salles françaises le 11 octobre 2006, jour qu’a choisi Al Gore pour venir le présenter à Paris. Le 25 février 2007, le film est récompensé par deux Oscars : Oscar du meilleur film documentaire et Oscar de la meilleure chanson originale.

Dans un jugement8 en octobre 2007, un juge de la Haute Cour de Londres estime que ce film est « en grande partie exact » et s’appuie sur de sérieuses recherches scientifiques, notamment celles du GIEC, mais relève neuf  erreurs ou approximations contenues dans le documentaire, qu’il considère aussi comme un film politique.

Il a ainsi décidé que sa diffusion dans les écoles devait être accompagnée d’une notice exposant les différents points de vue sur le sujet, afin de respecter les lois demandant une expression équilibrée des idées politiques dans les écoles.

Son activité en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique lui vaut le prix Nobel de la paix en 2007.

Il va verser « 100 % » du montant de son prix à sa fondation, l’ACP (Alliance for Climate Protection). Il a par ailleurs estimé qu’il fallait mettre les  mécanismes de l’économie de marché au service des questions environnementales.

Al Gore est le cofondateur et chairman de Generation Investment Management LPP, fonds d’investissements à long terme dans l’économie durable, et qui recueille des capitaux très importants d’investisseurs du monde entier et en particulier de nombreux fonds de pension américains.

À sa création en 2004, Generation Investment a drainé 5 milliards de dollars américains.

Al Gore s’est lancé également dans le négoce de certificats d’émissions de CO2.

Al Gore est également membre du conseil d’administration d’Apple, important actionnaire et conseiller de Google, cocréateur et président de Current TV.

Il est membre du conseil d’administration du Forum économique mondial.

Source : Wikipédia.

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