Paul Henrys, militaire.

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Paul Henrys ou Henrÿs, né le 13 mars 1862 à Neufchâteau et mort le 6 novembre 1943 à Paris, est un général de division français, grand-croix de la Légion d’honneur, dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale.

Il se distingue lors de la pacification du Maroc en 1914-1916 puis  particulièrement au commandement de l’armée française d’Orient (AFO) en 1918.


Paul Prosper Henrys est né le 13 mars 1862 de François Nicolas Henrys et de Caroline de Baudel, au 19 rue des Vosges à Neufchâteau. Né à Bourmont, son père était avocat et avait été juge suppléant du tribunal de première instance de la ville. La lignée paternelle était d’ailleurs de robe depuis longtemps. Sa mère était fille d’un juge de paix de La Marche avec une ascendance de parlementaires et de magistrats tant du côté maternel que paternel.

Suivant les déplacements professionnels de son père, juge à Commercy, Verdun, puis conseiller à la Cour d’appel de Nancy, le jeune Paul Henrys fréquente les établissements scolaires de ces villes jusqu’à la classe préparatoire à l’École spéciale militaire, au lycée de Nancy. Le 27 octobre 1882, il fait sa rentrée à Saint-Cyr, dont il ressort avec le numéro 71 sur 406 élèves et le 1er octobre 1884, il intègre l’École de cavalerie de Saumur, comme sous-lieutenant élève et en sort le 31 août 1885, avec le numéro 22 sur 78 élèves et la note générale « Bien », pour être affecté, dès le 6 décembre 1885, au 1er régiment de Cuirassiers à Lunéville.

Il connaît alors la vie de garnison dans la « cité cavalière », comme on appelait alors Lunéville. Le nom de Henrys apparaît souvent avec celui de son cheval « Congallus » sur les programmes des manifestations équestres, notamment des courses à l’hippodrome de Jolivet (Lunéville) ou à Nancy, à Auxonne, etc.

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Petar Bojović, militaire.

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Petar Bojović (en serbe cyrillique : Петар Бојовић, né le 16 juillet 1858 à Miševići près de Nova Varoš – mort le 19 janvier 1945 à Belgrade) était un militaire serbe. Il fut un des quatre voïvodes (l’équivalent d’un  marechal/Prince) de l’armée serbe au cours des guerres des Balkans et pendant la Première Guerre mondiale.


Petar Bojović combattit en tant que cadet de l’école d’artillerie dans la guerre russo-turque de 1877-1878.

Au cours des Guerres des Balkans (1912 et 1913), il fut chef d’État-major dans la Première Armée serbe, qui remporta de grands succès dans les batailles de Kumanovo, Bitola (Première Guerre balkanique) et à la bataille de Bregalnica (Deuxième Guerre balkanique). En 1913, il prit part aux négociations du traité de Londres, conclu avec la Turquie ; il fut l’expert militaire de la délégation serbe.

Au cours de la Première Guerre mondiale, la Première armée subit des pertes importantes à la bataille de la Drina, mais elle réussit à arrêter l’offensive austro-hongroise. Pendant la bataille, Bojović fut blessé et remplacé à son poste de général par Živojin Mišić. En janvier 1916, il fut nommé à la tête de l’État major en remplacement de Radomir Putnik, qui menait ses hommes jusqu’à Skadar. Il se maintint à ce poste jusqu’en juin 1918, date à laquelle il dut démissionner à la suite d’un désaccord avec les généraux alliés qui voulaient élargir le front de Thessalonique. Petar Bojović reprit alors le commandement de la Première armée, qui enfonça les lignes ennemies et pénétra en territoire occupé. Il reçut le titre de voïvode le 26 septembre 1918, en récompense de sa contribution à la guerre.

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Stepa Stepanović, militaire.

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Stepa Stepanović, en serbe en écriture cyrillique : Степа Степановић (né le 11 mai 1856 à Kumodraž et mort le 27 avril 1929 à Čačak), était un militaire serbe. De 1874, année où il revêtit l’uniforme à l’école d’artillerie, jusqu’à l’automne 1919, quand il se retira du service actif, le voïvode Stepa Stepanović connut 45 ans de carrière militaire. Ses victoires font de lui l’un des chefs les plus importants de la Première Guerre mondiale et de l’histoire militaire de la Serbie.


Stepa Stepanović participa à la guerre serbo-turque de 1876-1878, d’abord comme sergent, puis comme lieutenant. Dès ses premières armes, il se fit remarquer comme un chef courageux et tenace, capable dans les moments critiques entre dans les lignes de tir de montrer l’exemple à ses soldats. Sa bravoure lui valut la Croix de Takovo avec les épées (en serbe : Takovski krst sa ukrštenim mačevima).

Dans la période entre les batailles de Slivnica et Kumanovo, il a été  commandant de bataillon, de régiment, de brigade et de division, et chef adjoint du commandement central. Il fut deux fois ministre de l’Armée. À cette époque, l’armée serbe fut organisée, techniquement, matériellement et moralement pour les guerres futures.

Au cours de la Première Guerre balkanique (1912-1913), Stepa Stepanović commanda la Deuxième Armée serbe, qui, près de Kyoustendil-Dupnica, attaqua et mit en déroute l’armée turque de Vardar. Lors de la bataille d’Andrinople, il captura plus de 60 000 Turcs et participa à l’occupation de la ville. Lors de la Deuxième Guerre balkanique, l’armée commandée par Stepa Stepanović défendit la région de Niš, avec son camp établi à Pirot.

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