Ianka Koupala, fondateur de la langue littéraire biélorusse.

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Ivan Loutsévitch (en biélorusse : Іван Дамінікавіч Луцэвіч, 1882 – 1942), plus connu sous son pseudonyme Ianka Koupala, est considéré comme le fondateur de la langue littéraire biélorusse contemporaine.

Si ses premiers écrits sont en polonais, il publie en date du 15 juillet 1904 le premier poème en biélorusse « Мая доля » (ma part). Il vit à Vilnius en 1908 et 1909, où par deux fois ses écrits sont confisqués comme anti-gouvernementaux. Il réside ensuite à Saint-Pétersbourg de 1909 à 1913, avant de revenir à Vilnius.

Il compose l’essentiel de son œuvre entre 1913 et 1922. S’il échappe aux purges qui laminent le monde littéraire et intellectuel de Biélorussie à la fin des années trente, il chute en 1942 dans les escaliers de l’hôtel Moskva, dans le centre-ville de Moscou et, à ce jour, le fait de savoir s’il s’est suicidé ou s’il a été éliminé n’a toujours pas été clairement établi.

Sa maison fut incendiée par les nazis durant la guerre. On retrouve un parc ainsi qu’une statue de sept mètres qui le représente à cet endroit dans la capitale, Minsk.

Il est enterré au cimetière militaire de Minsk.

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Henry Fielding, dramaturge, poète et romancier.

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Henry Fielding, né le 22 avril 1707 à Sharpham Park près de Glastonbury, dans le Somerset (Angleterre), et mort le 8 octobre 1754 à Lisbonne, est un dramaturge, poète, essayiste et romancier anglais.

Fielding fréquente le Collège d’Eton puis l’université de Leyde aux Pays-Bas comme étudiant en lettres. Pendant de longues années, il se consacre au théâtre et ses pièces font bientôt de lui l’un des dramaturges les plus célèbres de la capitale britannique. C’est seulement en 1741 qu’il entre en fiction avec Shamela, parodie du très populaire Paméla ou la Vertu récompensée (1740-1741) de Richardson, puis avec Joseph Andrews.

L’ironie est souveraine chez Fielding, en harmonie avec l’époque, l’âge d’or du genre. Ce style bien particulier, parfois appelé « oblique », vise autant l’auteur que son narrateur, ses lecteurs et ses personnages. Tous les  procédés techniques sont utilisés selon une savante rhétorique qu’appuie une solide érudition classique, encore que des erreurs de citations soient parfois commises, mais à dessein, pour mieux taquiner le lecteur inattentif quelques chapitres plus loin.

Il existe de multiples facettes à la personnalité de Fielding, à sa carrière, à son œuvre. Personnage important dans le Londres de la première moitié du xviiie siècle, tant par ses activités de magistrat que par ses publications, il n’a vécu que quarante-sept ans, a connu la misère et la gloire, le bonheur et le deuil, la calomnie et le panégyrique. Il a été attaqué,  vilipendé, censuré et encensé, mais il a vécu avec la certitude qu’il serait reconnu par la postérité en tant qu’écrivain, comme cela a été effectivement le cas : Walter Scott l’a appelé « le père du roman anglais » (« the father of the English novel ») et son meilleur livre, Tom Jones, figure parmi les chefs d’œuvre de la littérature britannique.

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Gueorgui Plekhanov, révolutionnaire.

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Gueorgui Valentinovitch Plekhanov (en russe : Георгий Валентинович Плеханов), né le 29 novembre 1856 (11 décembre dans le calendrier grégorien) et mort le 30 mai 1918, est un révolutionnaire et théoricien marxiste russe qui fonda le mouvement social-démocrate en Russie et contribua à l’expansion du marxisme dans ce pays. Il participa également aux réflexions sur la présence de l’art et de la religion dans la société.


Né dans une famille aristocratique, Plekhanov est élève au corps des cadets de Voronej. Il milite d’abord auprès des narodniki, un mouvement agraire actif depuis 1860 fondé par des populistes russes, notamment dans  l’organisation Terre et Liberté (Zemlia i Volia), puis après la scission de ce mouvement en 1879, il fonde avec d’autres militants l’organisation Tcherny Peredel, (en russe : Чёрный передел ; en français : le Partage noir), mouvement populiste russe.

Sa rencontre avec Engels l’année suivante est déterminante et va faire de lui le fondateur incontesté du marxisme en Russie. Mais, poursuivi par la police tsariste, il est contraint de s’enfuir à l’étranger pendant trente-sept ans, principalement à Paris, en Angleterre et en Suisse.

En 1883, il fonde à Genève le groupe Émancipation du Travail avec Pavel Axelrod, première cellule marxiste de Russie. La lecture des textes de Plekhanov contribue fortement à gagner Lénine au marxisme bien que Friedrich Engels reprochera en 1893 à Plekhanov de « beaucoup écrire et peu construire », contrairement aux populistes qui, eux, agissent en Russie même. De fait, il se livre à son penchant d’intellectuel. Possédant en effet une culture encyclopédique (philosophique, historique littéraire, sociologique), « il est de loin le seul marxiste de son temps à détenir une telle science »

Premier Russe à établir une synthèse de la pensée de Marx, il en pourfend par ailleurs les adversaires en Russie : tout autant les anarchistes qui sont à ses yeux des terroristes et des utopistes — qu’il différencie des “grand utopistes” du socialisme utopique mais néanmoins orienté vers la fondation d’un socialisme — que les narodniki, qu’il a pourtant soutenus autrefois.

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