Vladimir Kovalevski, paléontologue.

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Vladimir Onoufrievitch Kovalevski (en russe : Владимир Онуфриевич Ковалевский), né le 2 août 1842 (14 août dans le calendrier grégorien) à Vārkava, aujourd’hui en Lettonie, et mort le 15 avril 1883 (27 avril dans le calendrier grégorien) à Moscou, est un paléontologue russe d’origine polonaise, connu pour ses travaux sur l’origine des équidés.


Issu d’une famille d’aristocrates polonais, il est le frère du  zoologue Alexandre Kovalevski (1840-1901). Il étudie d’abord le droit à Londres et à l’Université de Saint-Pétersbourg, dont il sort diplômé en 1861. Il exerce par la suite comme juriste (avocat titulaire du Barreau) ; mais à partir de 1863, sous l’influence de son frère, il se tourne de plus en plus vers la géologie, l’anatomie et la paléontologie, pour s’y consacrer exclusivement à la mort de son père en 1867. En 1868, Kovalevski épouse la mathématicienne Sofia Kovalevskaïa, mais c’est un mariage de convenance, destiné à permettre à sa femme d’étudier à l’étranger : à peine marié, le couple voyage en Europe, où Kovalevski peut étudier à loisir les collections de fossiles des universités de Heidelberg, d’Iéna, de Munich et, à l’hiver 1870-71, de Paris. En 1872 il soutient une thèse de doctorat sur l’Évolution des chevaux (Über das Anchitherium aurelianese Cuv. und die paläontologische Geschichte des Pferdes) à l’Université d’Iéna. Même après sa soutenance, l’évolution et l’arbre généalogique des ongulés demeure son principal objet d’étude. Il apporte de nouveaux arguments en faveur de la théorie de l’Évolution. Il entretient une correspondance avec Charles Darwin, dont il avait fait la connaissance à Londres. En 1873, il retourne avec sa femme à Saint-Pétersbourg, où il vient d’être nommé conservateur du Cabinet de Zoologie. En 1876, il lance un nouveau journal (Novoïé Vrémia), auquel sa femme contribue également, mais des pressions politiques le contraignent à renoncer à cette activité, et le couple s’engage en 1878 en faveur de l’accès des femmes aux études universitaires. Cette année-là, Sofia met au monde leur fille Foufa (diminutif de Sofia). Les deux époux, qui spéculaient sur l’immobilier, font faillite en 1881 et trouvent refuge à Moscou. Kovalevski enseigne à l’Université Lomonossov, sa femme repart avec leur fille à Berlin pour y suivre l’enseignement de Karl Weierstrass. En 1882, Kovalevski part pour les États-Unis y étudier de nouveaux fossiles.

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Sofia Kovalevskaïa, mathématicienne.

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Sofia Vassilievna Kovalevskaïa (également Sonia, Sofa ; en russe : Со́фья Васи́льевна Ковале́вская ; en français et en allemand, elle signe Sophie Kowalevski) est une mathématicienne russe née à Moscou le 3 janvier 1850 (15 janvier dans le calendrier grégorien) et morte à Stockholm le 10 février 1891.

Elle est la première femme à obtenir un doctorat en mathématiques d’une université allemande, la première femme professeur d’université en Europe et également la première femme en Europe à rejoindre le comité de  rédaction d’une revue scientifique.

Elle est l’auteure de plusieurs travaux notables, dont un sur la théorie des équations aux dérivées partielles.


Une fois leurs doctorats obtenus, celui de Sofia à Göttingen et celui de Vladimir à Iéna, les Kovalevsky décident de rentrer en Russie. Les années berlinoises de Sofia ont été très productives d’un point de vue  mathématique et universitaire, mais elle est épuisée. Elle avait consacré toute son énergie à ses recherches, isolée du monde et, après l’obtention de son doctorat, elle traverse une phase de profond abattement. C’est la raison pour laquelle elle se tient à l’écart des mathématiques et retourne à Bilibino, chez ses parents. Après quelques semaines, les Kovalevsky décident de s’installer à Saint-Pétersbourg pour s’intégrer au milieu scientifique, mais ils découvrent que les portes ne s’ouvrent pas facilement pour eux. Pour Sofia parce qu’elle est une élève de Weierstrass, que son titre n’est pas officiellement reconnu en Russie, que les portes de l’université lui sont barrées en tant que femme. Vladimir, pour des raisons totalement différentes mais tout aussi insurmontables, ne parvient pas non plus à obtenir un poste universitaire. La mort de son père, en 1875, plonge Sofia dans une profonde dépression et met fin à ses efforts. Elle délaisse totalement les mathématiques de 1875 à 1878, leur préférant la superficielle vie sociale de la grande ville. Son père lui a laissé en héritage 30 000 roubles,

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Kliment Timiriazev, botaniste.

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Kliment Arkadievich Timiryazev ( 22 mai [ OS 3 juin] 1843 – 28 avril 1920 ) était un botaniste impérial russe. Charles Darwin était un philosophe et physiologiste russe. Il a fondé une faculté de physiologie végétale et un laboratoire à l’Académie Petrovskoye.


Timiryazev est né d’Arkady Semyenovich Timiryazev, un homme d’État russe, et d’Adelaida Bode, une Anglaise d’origine française, qui a ensuite obtenu la nationalité russe. Il avait au moins trois frères : Nikolaï (1835-1906), officier militaire, Dimitri (1837-1903), spécialiste des statistiques , et Vasily (vers 1840-1912), écrivain. Timiryazev a d’abord été éduqué par des professeurs privés à domicile. En 1861, il entre à l’Université de Saint-Pétersbourg et obtient son diplôme avec distinction de la faculté de  physique et de mathématiques en 1866. Deux ans plus tard, il publie son premier article, sur un dispositif d’étude de la dégradation du dioxyde de carbone, et est envoyé à l’étranger, où il étudie sous Wilhelm Hofmeister, Robert Bunsen,Gustav Kirchhoff , Marcellin Berthelot , Hermann von Helmholtz , Jean-Baptiste Boussingault et Claude Bernard . À son retour en Russie en 1871, il défendit un doctorat sur l’analyse spectrale de la  chlorophylle et fut nommé professeur de l’Académie d’agriculture de Petrov jusqu’à sa fermeture en 1892. Depuis 1877, il enseigne également à l’ Université d’État de Moscou . Ses travaux de recherche étaient consacrés aux phénomènes liés à la photosynthèse. Il a également été le premier à utiliser les serres pour la recherche agricole en Russie, au début des années 1870. Il était membre de l’ Académie russe des sciences (depuis 1890),Royal Society (1911) et Botanical Society of Scotland (1911), et professeur honoraire de l’ Université de Saint-Pétersbourg , de l’Université de Kharkov , de l’Université de Glasgow (1901), de l’Université de Cambridge (1909) et de l’Université de Genève (1909).

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