Le Musée de la Tapisserie de Portalegre (Portugal).

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Visiter le Musée de la Tapisserie de Portalegre s’impose pour tout amateur d’art et belles choses, occasion pour observer, entre autres, des reproductions d’œuvres de Júlio Pomar, Lima de Freitas, Maria Keil, Vieira da Silva, Almada Negreiros, Fred Kradolfer, Costa Pinheiro, Eduardo Nery, Arpad Szenes et José de Guimarães en tapisserie.

On doit à Vasco da Gama et d’autres navigateurs, l’arrivée au Portugal du textile indien brodé aux XVIème et XVIIème siècles. On importe des œuvres uniques, demandant parfois, des milliers d’heures de travail, au Portugal on essaye de l’imiter. Le Musée Francisco Tavares Proença Júnior, de Castelo Branco, conserve et expose de magnifiques exemplaires importés au  moment des découvertes de l’Inde.

Le Portugal est riche de traditions textiles de très haute qualité artistique: la broderie de Castelo Branco, les tapis d’Arraiolos, la broderie de l’île de  Madeira… et la tapisserie de Portalegre.

Ce n’est pas pour rien que la tapisserie de Portalegre est considérée comme étant la meilleure au monde. On vous raconte l’histoire :

Né à Covilhã, dans la paroisse de S. Pedro, le 14 décembre 1893, l’aîné de neuf frères, le jeune Manuel Peixeiro fait des études prometteuses à l’École industrielle de Campos Melo, dans sa ville natale. Sa matière préférée étant le dessin, les croquis…

Les parents, Manuel Vicente Peixeiro et Emília Rosa do Carmo, décidèrent donc d’offrir à leur fils une digne préparation à sa vocation. Malgré leurs modestes finances, ils envoient leur fils à Roubaix, ville connue pour son dynamisme et ses progrès dans le secteur textile, afin de poursuivre les études et se former dans l’art du textile. Covilhã et Roubaix, deux villes avec des similitudes au niveau de cette industrie.

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Eusébio, footballeur.

Eusébio da Silva Ferreira, dit Eusébio, né le 25 janvier 1942 à Lourenço-Marques (ancien nom de Maputo, la capitale du Mozambique et ancienne colonie portugaise), dans le quartier de Mafalala, et mort le 5 janvier 2014 à Lisbonne, est un footballeur international portugais, qui joue au poste d’attaquant de la fin des années 1950 à la fin des années 1970.

Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire, il est surnommé « O pantera negra » ou bien « O rei » (en français : « Le roi »). Eusébio effectue la plus grande partie de sa carrière dans le club du SL Benfica avec qui il remporte la Coupe des clubs champions européens en 1962 ainsi que onze titres de champion du Portugal. Il permet également à la sélection nationale portugaise d’atteindre la troisième place de la coupe du monde 1966 au cours de laquelle il termine meilleur buteur avec neuf buts. Enfin, il remporte le titre prestigieux du Ballon d’or en 1965 qui récompense le meilleur joueur de football de l’année.


Eusébio a grandi au Mozambique, alors colonie portugaise, où il est né, dans une famille dont il était le quatrième enfant. Son père, Laurindo António da Silva Ferreira, un cheminot, était issu d’une famille de colons portugais établie à Malanje en Angola, tandis que sa mère, Elisa Anissabeni, était mozambicaine.

Il est élevé par sa mère, après le décès de son père des suites du tétanos, alors qu’il a huit ans.

Il commence le football à l’âge de quinze ans dans un club de Lourenço-Marques, le SC Lourenço Marques. Très vite, il est repéré par des émissaires du club portugais de SL Benfica alors que le club d’Eusébio était parrainé par un adversaire du club portugais : le Sporting CP. Il débarque donc au Portugal le 16 décembre 1960, à l’âge de dix-huit ans, sous surveillance rapprochée en raison de la crainte des dirigeants du SL Benfica de voir leurs adversaires du Sporting CP reprendre le joueur. Le transfert est estimé à 7 500 £.

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La Révolution des Œillets, Portugal (1974).

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La révolution des Œillets (Revolução dos Cravos en portugais), également surnommée le 25 avril (25 de Abril en portugais), est le nom donné aux événements d’avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933. Elle doit son nom à l’œillet rouge que les conjurés portaient à leur boutonnière et dans le canon de leur fusil en signe de ralliement.

Ce que l’on nomme « révolution » a commencé par un coup d’État organisé par des militaires qui se sont progressivement radicalisés par rejet des guerres coloniales menées par le Portugal. Ce coup d’État, massivement soutenu par le peuple portugais, a débouché sur une révolution qui a duré deux ans, marquée par de profondes divisions sur la façon de refonder le Portugal, mais qui, finalement, a profondément changé le visage de celui-ci.

La révolution des Œillets a la particularité de voir des militaires, porteurs d’un projet démocratique (mise en place d’un gouvernement civil, organisation d’élections libres et décolonisation), renverser un régime, sans pour autant instaurer un régime autoritaire.

Cet événement est le début de la démocratisation du Sud de l’Europe, celui-ci étant suivi par la chute des dictatures espagnole et grecque.


Depuis 1926, le Portugal est une dictature. L’Estado Novo, un régime conservateur et nationaliste créé en 1931 s’appuie sur l’armée, sur les États-Unis et sur la police secrète d’État et militaire (la PSDEM). Il est dirigé depuis 1968 par Marcelo Caetano qui a succédé à António de Oliveira Salazar (resté au pouvoir de 1933 jusqu’à son accident en 1968).

Toutefois, l’Estado Novo est affaibli par de nombreux problèmes. D’abord, il ne réussit pas à développer le pays (l’un des plus pauvres d’Europe).  Ensuite, une grande partie de la population rejette, de plus en plus, le conservatisme moral et le manque de liberté. Enfin, depuis février 1961, en Angola, le régime a déclenché des « guerres de pacification » visant à maintenir la colonisation portugaise face aux révoltes indépendantistes (Angola, Mozambique, Cap-Vert, Sao-Tomé-et-Principe et Guinée-Bissau). Mais c’est l’enlisement après plus de dix années de guerre, qui font de plus en plus de victimes parmi les jeunes enrôlés par la conscription et parmi les officiers engagés. Les guerres coloniales deviennent ainsi l’un des terreaux de la révolution.

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