Les Sesmarias.

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Une sesmaria était une concession de terres, accordée au Brésil par le gouvernement portugais, avec pour objectif de développer l’agriculture, l’élevage et, plus tard, également la culture du café et du cacao. En même temps, il s’agissait d’un moyen de peuplement du territoire et de récompenser les nobles, navigateurs ou militaires pour services rendus à la couronne. Le système des sesmarias au Brésil était un prolongement du système juridique portugais.

Il s’agit d’une institution juridique qui réglementait la distribution de terres destinées à la production : l’État, de formation trop récente, n’avait pas la capacité d’organiser la production vivrière, il décida donc de déléguer cette fonction à des particuliers. Ce système apparut au Portugal au XIVe siècle, avec la Loi des sesmarias de 1375, créée pour lutter contre la crise agricole et économique dont souffrait le pays et toute l’Europe, et que la peste noire avait aggravée.

Quand s’est réalisée la conquête du territoire brésilien à partir de 1530, l’État portugais décida d’utiliser le système sesmarial outre-mer, avec quelques adaptations.

À partir du moment où arrivent au Brésil les capitaines-donataires, titulaires des capitaineries héréditaires, la distribution de terres à des sesmeiros1 devient une priorité, puisque c’est la sesmaria qui devait garantir le développement de la culture du sucre dans la colonie.

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Almada Negreiros, artiste.

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José Sobral de Almada Negreiros (7 avril 1893 – 15 juin 1970) était un artiste portugais. Il est né dans la colonie portugaise de São Tomé et Príncipe , fils d’un père portugais, António Lobo de Almada Negreiros, et d’une mère santoméenne, Elvira Freire Sobral. Outre la littérature et la peinture, Almada a développé des chorégraphies de ballet, et a travaillé sur la tapisserie, la gravure, les peintures murales, la caricature, la mosaïque, l’azulejo et le vitrail.


Sa mère décède en 1896. En 1900, il entre dans un pensionnat jésuite à Campolide, à Lisbonne. Après la révolution républicaine d’octobre 1910, l’école fut fermée et Almada entra à l’ Escola Internacional, également à Lisbonne.

En 1913, il a sa première exposition individuelle, montrant 90 dessins. En 1915, avec Fernando Pessoa et Mário de Sá-Carneiro, il publie des poèmes et des textes dans la revue artistique Orpheu, qui introduira la littérature et l’art modernistes au Portugal. Cette même année, Almada Negreiros écrit le célèbre Manifeste Anti- Dantas e por extenso, une attaque humoristique contre une génération plus traditionaliste et bourgeoise. En 1915, l’artiste conçoit également le ballet O Sonho da Rosa.

En 1917, dans le but d’initier le public portugais à l’esthétique futuriste, Almada Negreiros publie, avec Santa-Rita Pintor, le magazine Portugal Futurista, écrivant l’ Ultimatum Futurista, às gerações portuguezas do século XX (« Ultimatum futuriste aux générations portugaises du 20ème siècle”). Il a promu une conférence, la Sessão Futurista (“Session futuriste”), où il est apparu vêtu d’une combinaison de vol.

Entre les années 1918 et 1920, Almada a vécu à Paris. Pour subvenir à ses besoins, il a travaillé comme danseur et comme ouvrier d’usine. En 1920, il retourne à Lisbonne. En 1925, il réalise deux tableaux pour l’un des cafés les plus célèbres de Lisbonne, A Brasileira . En 1927, il se rend à Madrid où il écrit pour plusieurs publications espagnoles, dont Cronica et La Farsa . À peu près à la même époque, il écrit El Uno, tragédia de la Unidad.

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Ville de Beja (Portugal).

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Beja (en arabe : باجة Baja) est une municipalité et ville du Portugal, capitale du district de Beja, dans la région de l’Alentejo et la sous-région du Bas Alentejo.

Elle coiffe une éminence du vaste plateau de l’Alentejo sur la ligne de partage des eaux entre les bassins du Sado à l’ouest et du Guadiana à l’est.


Situé dans l’intérieur du Portugal, Beja bénéficie d’un climat méditerranéen très chaud et sec l’été, et doux et humide l’hiver. L’amplitude de température annuelle est assez importante. L’été, les températures peuvent dépasser 40 °C dans la ville et l’hiver, elles peuvent descendre à 0 °C au plus froid. La région de l’Alentejo est la plus chaude du Portugal.

Située sur une éminence de 277 mètres, commandant une position stratégique dans les plaines du Bas Alentejo, Beja a été une place importante dès la période celtique 2, comme en témoignent les vestiges d’un grand nemeton à Matabodes.

La ville a été nommée Pax Julia par Jules César en l’an 48 av. J.-C., en l’honneur de la paix qu’il conclut avec les Lusitaniens.

Durant le règne d’Auguste, son nom devint Pax Augusta.

Après la conquête de la région par les Wisigoths, la ville est appelée Paca, et fut le siège d’un évêché. Apringius (milieu du VIe siècle) en est le premier évêque connu.

La ville fut ensuite envahie par les armées omeyyades en 713.

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