Xuanzang, moine bouddhiste et traducteur.

Xuanzang (chinois : 玄奘 ; pinyin : Xuánzàng ; Wade : Hsüan-tsang ; (600 ou 602 – 664), moine bouddhiste chinois, est l’un des plus grands traducteurs de soutras bouddhiques de l’histoire de la Chine. Il est né à Luoyang, dans le Henan. En 629, il part en pèlerinage en Inde afin d’aller chercher des textes bouddhiques. Il est de retour en avril 645, ramenant un grand nombre de soutra sanskrit qu’il va s’atteler à traduire et qui enrichiront considérablement la littérature bouddhique disponible en Chine. Par ailleurs, avec son disciple Huili (chinois : 慧立 ; pinyin : huìlì, parfois transcrit Kui Ji), il a ramené et établi en Chine l’école dite « de la conscience seule » (sk. vijñānavāda ou yogācāra, ch. wéishí 唯識).

Son propre récit, Rapport du voyage en Occident à l’époque des Grands Tang, d’une exceptionnelle richesse d’information sur les mondes chinois et indien à l’époque des Tang et de Harsha, fit l’objet de nombreuses  adaptations littéraires ultérieures.

La plus célèbre de ces adaptations est le grand roman classique La Pérégrination vers l’Ouest (chinois simplifié : 西遊記 ; chinois traditionnel : 西游记 ; pinyin : xīyóujì) très populaire en Chine, et qui fait de Xuanzang l’un des personnages historiques les plus connus des Chinois. Dans le roman, il apparaît sous le nom de Sanzang (chinois : 三藏 ; pinyin : Sānzàng), traduction chinoise de Tripitaka (« trois corbeilles »), terme qui désigne le canon bouddhique et, par extension, les moines qui en ont la maîtrise.

Il est aussi l’auteur de la Vijñaptimātratāsiddhi (Chéng Wéishì Lùn 成唯識論), un texte important qui commente la Triṁśikā (« La trentaine ») de Vasubandhu et constitue une sorte d’encyclopédie des doctrines du Yogācāra.

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Song Ci, juge et expert.

Song Ci ou Sung Tzu (chinois : 宋慈 ; pinyin : Sòng Cí) (1186–1249) est un juge et expert chinois actif durant la dynastie Song. Il est l’auteur d’un célèbre traité, le Xi Yuan Ji Lu (De la réparation des injustices), consacré à l’examen des cadavres et morts suspectes.

L’ouvrage a la réputation d’être le premier traité au monde de médecine légale. Il est utilisé comme référence officielle en Chine jusqu’au début du XXe siècle.


Song Ci nait en 1186 à Jianyang ( province de Fujian ou Fukien) d’une famille confucianiste de fonctionnaires (son père était juge). En 1205, il entre à l’Université impériale pour des études littéraires. En 1217, il réussit aux examens impériaux (concours des fonctionnaires de l’administration chinoise).

Sa carrière est brillante, d’abord sous-préfet dans le Zhejiang, il est nommé dans le Jiangxi où il se fait connaître en réprimant une révolte paysanne tout en mettant fin à ses causes, en distribuant la nourriture des greniers gouvernementaux. En 1238, il est envoyé à Dongguan où sévissait une famine. Il découvre que les plus riches détiennent de grandes quantités de riz. Il divise alors la population en cinq groupes selon leurs réserves, prenant l’excès de riz des plus riches pour le distribuer aux plus pauvres.

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Liu Haisu, peintre.

Liu Haisu (chinois simplifié : 刘海粟 ; chinois traditionnel : 劉海 ; pinyin : liú hǎisù) ou Lieou Hai-Sou ou Liu Hai Sou ou Liu Hai-Su est un peintre traditionnel et moderne chinois du XXe siècle, né le 16 mars 1896 à Wujin (province du Jiangsu), mort le 7 août 1994 à Shanghai.


Liu Haisu passe une large partie de sa vie à Shanghai. Il est d’abord l’élève de Zhou Xiang (周湘) à Shanghai, vers 1911. Il a sa première exposition personnelle en 1918, puis il part au Japon en 1918-1919. De retour dans son pays en 1921, il enseigne l’art occidental à l’Université de Pékin. De 1919 à 1927, Liu et ses étudiants organisent, tous les ans, une exposition appelée Tianma Hua Hui, Festival d’Art du Cheval Céleste, où se côtoient, souvent dans la même composition, factures occidentales et factures orientales. En 1927-1928, il repart au Japon avant de faire son premier séjour à Paris, en 1929-1932, suivi d’une courte visite en Allemagne. Les années 1933-1935 le voient à nouveau à Paris et à Berlin, tandis que de 1939 à 1942 il s’installe en Asie du Sud-Est. À Paris, certaines de ses peintures figurent au Salon  d’automne et des Tuileries. En 1948, il quitte le continent pour Taïwan, puis il vit à Hong Kong, continuant de donner des conférences à travers le monde. En février 1994, il retourne à Shanghai. En 1979, une rétrospective de son œuvre a lieu au Palais des Arts de Pékin.

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