Henry Morgan, pirate et flibustier.

Henry Morgan (Harri Morgan en gallois), né le 24 janvier 1635 au Pays de Galles et mort le 25 août 1688 en Jamaïque, était un flibustier ayant aussi pratiqué la piraterie, ou un des plus fameux pirates boucaniers ayant souvent accepté des missions de corsaire. Homme violent et sans scrupules, il mena une existence de bandit, volant et tuant sans compter, mais ses expéditions de brigandage audacieuses se déroulèrent souvent sur la terre ferme, comme le sac de Panama. Il devînt l’un des capitaines les plus craints des Caraïbes. Il considérait les bateaux comme un moyen de transport plutôt que comme une arme et connut de nombreux naufrages dus à ses carences en tant que navigateur. Malgré ses cruautés, il obtînt ce qu’il recherchait : il fut anobli et nommé gouverneur de la Jamaïque à la fin de sa vie.


Henry Morgan est le fils aîné de Robert Morgan, un châtelain de Llanrumney (Alexandre-Olivier Exquemelin indique : fils d’un laboureur aisé) dans le Glamorganshire (Pays de Galles).

Une légende raconte qu’il aurait été enlevé enfant à Bristol et vendu comme esclave à la Barbade, puis qu’il aurait réussi à rejoindre la Jamaïque. Alexandre-Olivier Exquemelin indique que Morgan ne pouvant se réduire aux occupations que son père lui prescrivait se sauva de la maison et passa à la Barbade dans les îles Caraïbes. Les historiens anglais pensent plutôt qu’il aurait été le « capitaine Morgan » qui a accompagné l’expédition de John Morris et Jackman qui captura les colonies espagnoles de Vildemos, Trujillo et Granada. En 1666, Morgan commandait un navire de l’expédition  d’Edward Mansfield qui captura l’île de New Providence et de Santa Catalina (près de Panama). Lorsque Mansfield est capturé et tué par les Espagnols quelque temps plus tard, Morgan est choisi par les boucaniers pour être leur amiral.

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L’ackée.

L’akée, ou aki, est un arbre moyen de la famille des Sapindacées originaire d’Afrique occidentale et cultivé dans les régions tropicales pour son fruit, comestible mais non sans dangers. C’est une espèce proche du litchi.

Le nom générique, Blighia, est dédié à William Bligh, administrateur colonial et officier de marine britannique (connu pour avoir commandé le HMS Bounty) qui rapporta cette plante de la Jamaïque aux Jardins botaniques royaux de Kew, marquant le début de son étude scientifique.

La plante aurait été introduite depuis la Guinée aux Antilles, en particulier à la Jamaïque en 1778, probablement par un bateau faisant la traite négrière.

La partie comestible du fruit du pommier d’aki, dénommée arille, est riche en huile comestible ; son poids peut dépasser celui de la graine, mais le goût rappelle celui de l’arachide. Cet arille mûr est consommé crû ou cuit soit dans des soupes, soit frit dans l’huile ou le beurre. Il est devenu un  ingrédient typique des diverses cuisines des Antilles, et il est également, plus ou moins, cultivé dans toutes les régions tropicales du globe.

Il porte divers noms vernaculaires : aki, akée, daki, kaha, itchi, surnommé aussi « ris de veau » ou « arbre à fricassée », en anglais : ackee, akee, akee apple, achee ou vegetable brain, en espagnol : akí, huevo vegetal, seso vegetal, en portugais castanheiro da África.

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L’arbre à pain.

L’arbre à pain (Artocarpus altilis) est un arbre de la famille des Moracées, originaire d’Océanie, domestiqué dans cette région pour son fruit  comestible et aujourd’hui largement répandu sous les tropiques. C’est une espèce proche du jacquier, Artocarpus heterophyllus.

C’est une espèce très variable dont les populations d’Océanie ont  sélectionné des centaines de cultivars. Certains cultivars sont des diploïdes fertiles (2n=2x=56) mais d’autres sont des hybrides ou des triploïdes stériles (2n=3x=~84) et doivent donc être propagés par la voie végétative.

Son fruit est le fruit à pain, parfois simplement appelé le pain, ou même brioche.

Aux Antilles françaises, on nomme châtaignier pays (Artocarpus altilis var. seminifera) une variété fertile, cultivée pour ses graines qui sont consommées cuites.


Dans les langues polynésiennes, le fruit à pain est appelé ’uru (tahitien) ou ulu, ou bien mei en wallisien, futunien, tuvaluan, niuafo’ou, marquisien, niuéen, mangarévien, beta au Vanuatu.

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