Tirésias Simon Sam, homme d’état.

Tirésias Simon Sam, né en 1835 et mort en 1916, fut président de la République d’Haïti du 31 mars 1896 au 12 mai 1902. Sénateur pendant plusieurs années avant d’accéder à la présidence de la République, il succède à son rival Florvil Hyppolite. Sous sa présidence, il gouverne avec le soutien du sénat et de la chambre. Son mandat prend fin par un coup d’état, qui marque la fin de son mandat de président libéral.


Dès 1879, Simon Sam devient sénateur à vie. Très vite il devient secrétaire d’état. Il est souvent désigné par les sénateurs pour représenter le Sénat lors des cérémonies officielles devant le président de la république. En 1889, Florvil Hyppolite arrive au pouvoir et contrôle le sénat, réduisant Simon Sam et ses collègues à des rôles honorifiques. Le 24 mars 1896, Florvil Hyppolite, alors président, meurt d’un arrêt cardiaque. Le Sénat prend le pouvoir exécutif comme le prévoit la Constitution de 1889 ; il est composé de Tirésias Simon Sam, Tancrède Auguste, Callisthènes Fouchard, Pourcely Faine et Thimoclès Labidou.

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José Gervasio Artigas, militaire.

José Gervasio Artigas y Arnal, né le 19 juin 1764 à Montevideo (Uruguay) et mort le 23 septembre 1850 à Ibiray (Paraguay), est un militaire des Provinces-Unies du Río de la Plata qui participa à la guerre d’indépendance de l’Argentine et de l’Uruguay, il est d’ailleurs surnommé « El Libertador ».


José Artigas naquit à Montevideo dans une riche famille de grands  propriétaires terriens ; il était le petit-fils du chef d’une des sept familles fondatrices de Montevideo. À l’âge de 12 ans, il parcourait déjà à cheval les terres de sa famille et s’intéressait aux travaux du domaine. Vivant parmi les habitants locaux et particulièrement les gauchos et indigènes (sa  première compagne fut une indigène), il devint un très bon cavalier et manieur d’armes à feu dont le nom était connu et respecté à travers toute la campagne locale. Il s’engagea aussi notoirement dans des affaires de contrebande agraire sur les frontières brésiliennes.

À l’âge de 33 ans, alors qu’il recherchait l’amnistie réservée à ceux qui n’avaient pas commis d’actes violents, il intégra le régiment de  Blandengues (aujourd’hui, la garde d’honneur) chargé de maintenir l’ordre rural et protéger la frontière avec le Brésil, où il monta vite en grade.

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Bernardo O’Higgins, militaire et homme d’état.

Bernardo O’Higgins Riquelme est un général et chef d’État chilien, né à Chillán le 20 août 1778 et mort à Lima le 24 octobre 1842. Il est considéré comme l’un des pères de la patrie chilienne car il fut l’une des figures militaires fondamentales de l’indépendance et le premier chef d’État du Chili indépendant. Il dirigea le pays sous le titre de Commandeur Suprême (Director Supremo) entre 1817 et 1823, date à laquelle il se retira  volontairement de la présidence afin d’éviter une guerre civile. À la suite de sa démission, il s’exila au Pérou, où il resta jusqu’à sa mort en 1842. Son nom d’origine, Ó hUiginn en gaélique, fut changé en O’Higgins par les Anglais car ils n’arrivaient pas à le prononcer. C’est avec ce patronyme que le père de Bernardo, Ambrosio O’Higgins, originaire d’Irlande, s’installa et se fit connaître au Chili.


Bernardo O’Higgins naît à Chillán en 1778. Il est le fils illégitime d’Ambrosio O’Higgins et de doña Isabel Riquelme. Son père, d’origine irlandaise, émigré en Espagne, est un militaire au service de la Couronne espagnole, nommé Intendant de Concepción en 1786 puis gouverneur de la Capitainerie générale du Chili et plus tard vice-roi du Pérou.

À l’âge de 4 ans, Bernardo quitte la maison maternelle sur décision de son père, et part vivre chez un paysan de Talca, Juan Albano Pereira. Pour son éducation, il est inscrit à Chillán au Colegio de Naturales, un établissement réservé aux enfants illégitimes. Bernardo n’est pas reconnu immédiatement par son père et il garde un certain temps le nom de Bernardo Riquelme. Plus tard, toujours à la demande son père, il est placé sous la tutelle du premier comte de Maulle, puis il suit les cours du Colegio del Príncipe à Lima. Il  voyage ensuite en Europe, d’abord à Cadix, puis à Londres où il étudie au collège de Richmond. En Angleterre il rencontre le Vénézuélien Francisco de Miranda, qui le met sur le chemin de l’émancipation de l’Amérique espagnole. Bernardo O’Higgins est impressionné par la rhétorique de Miranda qui lui conseille de retourner en Amérique. La fréquentation de Miranda lui vaut d’être identifié par des espions comme un ennemi du roi d’Espagne.

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