La trompette.

La trompette est un instrument de musique à vent de la famille des cuivres clairs. Elle est fabriquée dans un tube de 1,50 m de long comme le cornet. Le métal utilisé pour fabriquer la trompette est surtout le laiton (en moyenne 70 % de la trompette est fabriquée avec du laiton). Pour en jouer, on utilise souvent 3 pistons (parfois 4 dans la piccolo) ainsi que de l’air (colonne d’air).


Deux trompettes ont été retrouvées dans le tombeau de Toutânkhamon (une en or et une en argent), ce qui semble indiquer l’origine très ancienne et peut-être égyptienne de cet instrument. En Grèce, la trompette alors appelée salpinx était considérée comme un instrument de guerre. On y trouvait trois épreuves : le son le plus fort (avec le plus de décibels), le son portant le plus loin, et le son le plus aigu. À Rome, on utilisait le cornu, le buccin (buccina) et le lituus. Les Celtes utilisaient le carnyx. Les Hébreux avaient également trois types de trompettes ou cors, le hazozerah, le chofar et le keren, ou du moins trois substantifs pour désigner cet instrument.

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Le violon.

Le violon est un instrument de musique à cordes frottées. Constitué de 71 éléments de bois (érable, buis, ébène, etc.) collés ou assemblés les uns aux autres, il possède quatre cordes accordées généralement à la quinte, que l’instrumentiste, appelé violoniste, frotte avec un archet ou pince avec l’index ou le pouce (en pizzicato).

Dans les formations de musique classique telles que le quatuor à cordes ou l’orchestre symphonique, le violon est l’instrument le plus petit et de tessiture la plus aiguë parmi sa famille ; celle-ci inclut l’alto, le violoncelle et la contrebasse. Sa création remonte au XVIe siècle. Très vite popularisé, il occupe une place importante dans la musique classique occidentale : de grands compositeurs ont écrit pour cet instrument (concertos, musique de chambre, pièces symphoniques, etc.) voire en jouaient eux-mêmes (Vivaldi, Bach, Mozart, etc.), et certains violonistes du XIXe siècle ont, par ailleurs, acquis une grande renommée, notamment Paganini.

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Soliman le Magnifique, sultan ottoman.

Soliman Ier (turc ottoman : سلطان سليمان اول (Sultān Suleimān-i evvel) ; turc : I. Süleyman) est probablement né le 6 novembre 1494 à Trébizonde (Trabzon) dans l’actuelle Turquie et mort le 6 septembre 1566 à Szigetvár dans l’actuelle Hongrie. Fils de Sélim Ier Yavuz, il fut le dixième sultan de la dynastie ottomane de 1520 à sa mort en 1566. On le nomme Soliman le Magnifique en Occident et le Législateur en Orient (turc : Kanuni ; arabe : القانوني, al‐Qānūnī) en raison de sa reconstruction complète du système juridique ottoman.

Soliman devint l’un des monarques les plus éminents du xvie siècle et présida à l’apogée de la puissance économique, militaire, politique et culturelle de l’Empire ottoman. Il mena ses armées à la conquête des bastions chrétiens de Belgrade, de Rhodes et de la Hongrie avant de devoir s’arrêter devant Vienne en 1529. Il annexa la plus grande partie du Moyen-Orient lors de ses guerres contre les Séfévides d’Iran ainsi que de larges portions de l’Afrique du Nord jusqu’en régence d’Alger. Sous son règne, la marine ottomane, menée notamment par le grand amiral Barberousse, domina la mer Méditerranée, la mer Rouge et le golfe Persique.

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