Sergueï Kirov, révolutionnaire et homme politique.

Sergueï Mironovitch Kostrikov (en russe : Сергей Миронович Костриков), dit Kirov, né le 15 mars 1886 (27 mars 1886 dans le calendrier grégorien) à Ourjoum et mort assassiné le 1er décembre 1934 à Léningrad, est un révolutionnaire bolchevik et homme politique soviétique. Son assassinat marque le début des procès de Moscou suivi des Grandes Purges de la période stalinienne en URSS. De la tentative d’assassinat de Lénine en 1918 à la chute de l’URSS, Sergueï Kirov est le seul dirigeant soviétique victime d’un attentat.

Ce meurtre sert de prétexte à l’arrestation et l’exécution de plusieurs hauts dirigeants accusés d’avoir collaboré à la conspiration. La thèse de Robert Conquest faisant démarrer la Grande Terreur à cet assassinat est cependant aujourd’hui contestée par une majorité des historiens.


Sergueï Kostrikov est né en 1886 à Ourjoum, dans une famille modeste de l’empire russe : son père Myron Ivanovitch Kostrikov et sa mère Ekaterina Kouzminitchina sont domestiques dans une famille aisée de la ville. Il connut à peine son père : « le sens de la vie se réduisait pour lui à une existence repue et insouciante. Il tentait d’imiter ses maîtres, noceurs et fêtards, dilapidait dans la boisson tout son salaire » et il s’enfuit quatre ans après la naissance de Sergueï, le laissant à sa mère. Sergueï a deux sœurs : l’aînée Anna (1883-1966) et la benjamine Elizaveta (1889-1968). Il est orphelin quand il a 7 ans : son père et sa mère meurent la même année, en 1893. C’est sa grand-mère paternelle, ancienne domestique également, qui devient le chef de famille. La vieille dame garde auprès d’elle les deux jeunes filles, Sergueï étant envoyé en internat. Il y reste 8 ans et il est un excellent élève, d’une conduite irréprochable. Ces qualités lui permettent d’obtenir une bourse et d’intégrer l’Institut inférieur de mécanique et technique de Kazan. Il en sort dans les 10 premiers à 18 ans. Ce très bon classement lui permet d’intégrer une école d’ingénieurs à Tomsk. C’est durant ces études qu’il s’intéresse à la politique, au marxisme et à la social-démocratie : il adhère au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) à Tomsk à la fin 1904.

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Alekseï Savrassov, peintre paysagiste.

Alexeï Kondratievitch Savrassov (en russe : Алексей Кондратьевич Саврасов), né le 12 mai 1830 (24 mai 1830 dans le calendrier grégorien) à Moscou et mort le 26 septembre 1897 (8 octobre 1897 dans le calendrier grégorien) à Moscou, est un peintre paysagiste russe qui fait partie du mouvement des peintres ambulants. Il était proche de Vassili Perov qui fit son portrait.


Savrassov est le fils d’un marchand de la Troisième Guilde de Moscou et il est dispose dès sa prime jeunesse de dons pour le dessin. Il entre à quatorze ans à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou, contrairement aux souhaits de son père qui le

destinait à une carrière commerciale. Il en sort diplômé en 1854. Il passe l’été 1854 à peindre le golfe de la Baltique, près de Saint-Pétersbourg, et présente ensuite deux toiles à l’Académie impériale des beaux-arts Vue des environs d’Oranienbaum et Rivage marin près d’Oranienbaum qui le font admettre au sein de l’Académie.

Il se marie en 1857 avec Sophie Hertz, fille de l’historien d’art Karl Hertz, et va passer sa vie à Moscou. Il expose avec les Ambulants de 1871 à 1875 et à l’Académie de 1873 à 1878. Ses toiles sont aussi exposées à l’étranger, comme à Vienne en 1873 et à Paris en 1878. Elles participent aussi à l’exposition nationale de 1882 à Moscou.

Son œuvre devient de plus en plus sombre à la fin des années 1870, car l’artiste est malade et alcoolique. Il tombe dans la misère à la fin de sa vie et meurt dans un hospice de pauvres à Moscou. Il est enterré au cimetière Vagankovo.

Son œuvre la plus connue est Les freux sont de retour (1871).

Il a eu notamment pour élève Constantin Korovine et Sergueï Nikolaïevitch Ammossov.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

Vladimir Arseniev, officier-topographe et explorateur.

Vladimir Klavdievitch Arseniev (en russe : Владимир Клавдиевич Арсеньев, né à Saint-Pétersbourg, sous l’Empire russe, le 29 août 1872 (10 septembre 1872 dans le calendrier grégorien) et mort le 4 septembre 1930 à Vladivostok, est un officier-topographe de l’armée russe, explorateur de la Sibérie orientale (appelée aussi « Extrême-Orient russe »).


Il est surtout connu pour avoir écrit de nombreux ouvrages sur ses  explorations : quelque soixante livres sur la géographie, la nature sauvage, et l’ethnographie des régions qu’il a visitées. L’auteur raconte ses voyages dans plusieurs livres, le plus connu étant La Taïga de l’Oussouri – Mes expéditions avec le chasseur golde Derzou (le titre sera plus tard abrégé en Dersou Ouzala) : ce sont les mémoires d’Arseniev concernant trois expéditions dans la taïga (forêt) du nord de l’Asie, le long de la mer du Japon et au nord de Vladivostok. Le livre a pour titre le nom du guide d’Arseniev, un autochtone oussurien de la tribu Nanaï (qu’on appelait, il y a peu, « Golde », d’où le titre du livre).

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