Fédor Chaliapine, chanteur d’opéra et acteur.

Fédor (Féodor ou Fiodor) Ivanovitch Chaliapine (en russe : Фёдор Иванович Шаляпин), né le 1er février 1873 (13 février 1873 dans le calendrier grégorien) à Ometeva (province de Kazan) et mort le 12 avril 1938 à Paris, est un chanteur d’opéra (basse) et acteur russe qui avait également un grand talent pour le dessin.


Chaliapine était considéré comme la plus grande basse slave de son temps, et ses successeurs les plus illustres (Mark Reizen, Boris Christoff, Nicolaï Ghiaurov) ont tous été jugés — avec sévérité — à son aune. Ses interprétations de Boris Godounov et de Dossiféï (personnages de Modeste Moussorgski) et de Salieri (opéra Mozart et Salieri de Nikolaï Rimski-Korsakov) sont toujours considérées comme immortelles. Sa carrière commença en Russie, à l’opéra de Tbilissi, puis particulièrement à Saint-Pétersbourg. De 1899 à 1914, il fut engagé au Bolchoï, où grandit sa  réputation. Son incarnation de Boris Godounov à Paris en 1908 le révéla non seulement au public parisien, mais révéla en même temps l’opéra de Moussorgski. Parallèlement aux Ballets Russes de Diaghilev, Chaliapine contribua à faire vivre la mode musicale russe tant à Paris qu’à Monte-Carlo et à Londres (Covent Garden), où il laissa des souvenirs inoubliables grâce à son talent de comédien et sa voix d’une tessiture exceptionnelle. Chaliapine fit des tournées à travers le monde (Etats-Unis, 1907, 1925 ; Australie, 1926). Il s’imposa non seulement comme le ‘Boris’ du siècle, mais aussi comme un Méphistophélès mémorable, tant dans l’opéra de Gounod que dans celui d’Arrigo Boïto.

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Grigori Skovoroda, philosophe, poète et pédagogue.

Grigori ou Hryhoriy Savitch Skovoroda (ukrainien : Григорій Савич Сковорода; russe : Григорий Саввич Сковорода; en latin Gregorius Sabbae filius Skovoroda), né le 3 décembre 1722 à Tchornoukhy, près de Poltava (gouvernement de Kiev de l’Empire russe), dans une famille de cosaques et mort le 9 novembre 1794 dans le village d’Ivanovka (aujourd’hui Skovorodinovka) dans la région de Kharkov, est un  philosophe, poète et pédagogue.

Son père Savva est un cosaque ayant une petite terre, et qui selon certains historiens serait prêtre de village. Sa mère Pélagie est fille d’un Tatar de Crimée, Stepan Changuireïev, dont la famille s’était convertie à l’orthodoxie au siècle précédent et combattait de père en fils dans les rangs cosaques du régiment de Kanev. Selon une certaine tradition, Skovoroda aurait étudié entre l’automne 1738 et l’été 1741 à l’Académie Moguila de Kiev (dont la langue d’enseignement de base était le latin, avec des cours de religion en slavon d’Église et certains cours en polonais), cependant on ne trouve nulle trace de son nom dans les registres, mais certains historiens (surtout depuis 1902) affirment qu’il y aurait suivi des cours d’après certains témoignages. En tous les cas, il ne termine pas sa scolarité. Grégoire Skorovoda part après la mort de son père pour la jeune capitale de l’Empire à Saint-Pétersbourg chez un oncle maternel, riche propriétaire foncier. Il y arrive en décembre 1742.

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