Ivan Bilibine, peintre.

Ivan Iakovlevitch Bilibine (Иван Яковлевич Билибин, 1876-1942) est un peintre russe, illustrateur de livres et décorateur de théâtre, membre de l’association Le Monde de l’Art (Mir iskousstva / Мир искусства).


Ivan Bilibine est né le 4 août 1876 (16 août 1876 dans le calendrier  grégorien) dans le village de Tarkhovo, près de Saint-Pétersbourg ; il est le fils d’un médecin militaire et appartient à une vieille famille russe, déjà mentionnée à l’époque d’Ivan le Terrible. Il effectue ses études au Premier gymnasium classique de Saint-Pétersbourg, puis à la faculté de droit de l’Université impériale et à l’École de dessin de la Société pour l’encouragement des arts. En 1898, il étudie dans l’atelier du peintre Anton Aschbe à Munich, puis pendant trois ans dans l’atelier-école de la princesse Tenicheff (Мария Клавдиевна Тенишева), sous la direction du peintre Ilia Répine qui l’influencera durablement. Il vit principalement à Saint-Pétersbourg. Après une formation auprès de l’association Le Monde de l’Art, il en devient un membre actif. L’exposition, en 1898-1899, du peintre Viktor Vasnetsov sera déterminante dans ses inspirations.

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Alexeï Koltsov, poète.

Alexeï Vassiliévitch Koltsov (en russe : Алексе́й Васи́льевич Кольцо́в), né le 3 octobre 1809 (15 octobre 1809 dans le calendrier grégorien) à Voronej et mort le 29 octobre 1842 (10 novembre 1842 dans le calendrier grégorien) dans la même ville, est un poète russe.


C’était un enfant destiné en apparence à aider ses parents dans leur humble et rustique industrie. Il fréquenta pendant quatre ans une école de district, puis s’en fut dans la steppe, pour monter la garde auprès des troupeaux de bœufs et de moutons. Mais il emportait un recueil de poésies populaires, qui devaient le distraire pendant les longues heures de solitude. Il emportait aussi, à ce qui parut, l’âme d’un poète.

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Komitas, prêtre apostolique et chantre.

Soghomon Soghomonian (Սողոմոն Սողոմոնեան), en religion Gomidas (Komitas en arménien oriental), est un prêtre apostolique et chantre arménien né en 1869 dans l’Empire ottoman et mort en 1935 à l’hôpital psychiatrique de Villejuif.

Docteur en théologie et en musicologie, Komitas est le restaurateur des modes musicaux originaux caractéristiques des rythmes de la langue liturgique arménienne que dénaturait l’harmonisation polyphonique imitée de l’Occident et encouragée par le clergé depuis le xviiie siècle. Il est aussi un des premiers ethnomusicologues arméniens et a collecté plus de trois mille chants de la tradition populaire, arménienne ou pas. Baryténor admiré de son vivant, pianiste accompli et familier de différentes sortes de bois, il est enfin un compositeur et poète au service d’une foi mystique qui rapproche le cœur de la nature. Ses concerts choraux et ses conférences pédagogiques lui ont servi à illustrer l’emploi de la technique vocale occidentale à l’interprétation de la monodie traditionnelle. Cette double œuvre, de conservateur et de créateur artistique, est à l’origine à la fois de la sauvegarde et du renouveau de la musique arménienne.

Plus que la figure vénérée de la culture arménienne dont le destin personnel tourmenté se confond avec le génocide arménien, Komitas est un musicien moderne qui a su utiliser ses découvertes scientifiques pour créer une musique polymodale et polyrythmique, sans cesse explorée par des compositeurs d’avant garde.

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