John Milton, poète.

John Milton (1608 – 1674) est un poète et un pamphlétaire anglais, célèbre pour être, en particulier, l’auteur de plusieurs poèmes épiques, Le Paradis perdu, Le Paradis retrouvé et Samson Agonistes, et aussi de sonnets.

Né en 1608 à Londres, alors dans le Royaume d’Angleterre, il fréquente de prestigieux établissements, St Paul’s à Londres et Christ’s College à Cambridge. Cependant, son désaccord avec son tutor (« directeur d’études ») rend son éducation, dans un premier temps, tumultueuse. À bien des égards, cependant, c’est un autodidacte qui ne cesse d’étudier et approfondir ses connaissances en langues anciennes et modernes, philosophie, littérature et théologie.

Après la victoire puritaine du Commonwealth de l’Angleterre, il est nommé secrétaire d’État aux Langues étrangères, poste qui le conduit à représenter le nouveau régime auprès de l’étranger. Il publie de nombreux pamphlets et traités en latin ou en anglais. Sa vue baisse inexorablement et, à l’âge de 40 ans, il est complètement aveugle. Il reçoit alors l’aide d’assistants, en particulier celle du poète Andrew Marvell.

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Guan Hanqing, dramaturge.

Guan Hanqing (chinois traditionnel 關漢卿, chinois simplifié 关汉卿, Wade-Giles Kuan Han-ch’ing, EFEO Kouan Han-k’ing), né vers 1230-1240, mort vers 1320, est un dramaturge chinois de la dynastie des Yuan.

Surnommé le « Shakespeare chinois », sa vie est aussi mal connue que celle de son homologue européen. Il est l’auteur de pièces de genres très variés, toutes dans le style zaju. Il y fait une large place aux personnages féminins et aux réalités sociales. La plus connue est Le Ressentiment de Dou E, un drame judiciaire.


On sait peu de chose de la vie de Guan Hanqing. Il est né à Dadu (le nom de Pékin sous la dynastie Yuan) vers 1230-1240. On exerçait la médecine dans sa famille et lui-même aurait exercé cette profession. Il ne semble pas avoir occupé de poste officiel. Il était très proche du milieu du théâtre. Il fréquentait d’autres dramaturges et a été lié à une célèbre actrice, Zhu Lianxiu, à laquelle il a dédié une suite d’airs. Il aurait été directeur de troupes et même acteur. Il a aussi fait partie d’une société littéraire, la Société Yujing, dont les membres écrivaient livrets pour les acteurs et récits pour les conteurs. En plus de ses pièces, il est l’auteur de poèmes, isolés ou sous formes de suites. Dans un de ses poèmes, il se compare à un petit pois de cuivre, « dur à cuire » et « increvable », et proclame qu’il ne pliera jamais, quels que soient les coups du sort.

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Roudaki, poète.

Abdullah Jafar Ibne Mohammed Roudaki (en tadjik : Абӯабдуллоҳ Ҷафар Ибни Муҳаммад Рӯдакӣ ; en persan : ابوعبدالله جعفربن محمدبن حکیم‌بن عبدالرحمن‌بن آدم رودکی) aussi transcrit Rudagi ou Rudhagi, né en 859 et mort en 941, est un poète Perse (iranien). Connu comme le premier grand génie du persan moderne, il composa des poèmes dans l’alphabet perso-arabe.

Il est le fondateur de la littérature persane classique. Son œuvre très éclectique embrasse nombre d’anciens genres poétiques persans, notamment le quatrain. Seuls quelques fragments de ses écrits nous sont parvenus.


Abdullah Jafar Ibne Mohammed Roudaki nait à Rudak, un village situé près de Samarcande en Transoxiane, dans ce qui est maintenant Panjakent, en Tadjikistan actuel. Beaucoup de ses biographes affirment qu’il était totalement aveugle, mais sa connaissance des couleurs

dans ses poèmes rend cette affirmation très douteuse. L’anthropologue russe Mikhaïl Guerassimov avance l’hypothèse qu’il a été aveuglé seulement vers la fin de sa vie, pour son opposition au souverain.

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