Alexandre Ivanov, peintre.

Alexandre Andreïevitch Ivanov, né le 28 juillet 1806 -16 juillet dans le calendrier julien- à Saint-Pétersbourg et mort le 15 juillet 1858 (3 juillet) dans la même ville est un peintre russe néoclassique.


Il est le fils d’Andreï Ivanov, peintre de sujets historiques et professeur à l’Académie des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg1. Après sa formation à l’Académie Alexandre part en Italie, en 1831. Il s’y fait comme amis le modèle Vittoria Caldoni et le peintre Grigori Laptchenko qui partiront s’installer en Russie à la fin des années 1830. Ivanov reste durant 28 ans en Italie et ne revient à Saint-Pétersbourg que deux mois avant sa mort. Le 3 juillet 1858, Ivanov meurt du choléra à 51 ans.

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Nikolaï Leskov, écrivain.

Nikolaï Semionovitch Leskov (en russe : Никола́й Семёнович Леско́в, né le 4 février 1831 (16 février 1831 dans le calendrier grégorien) à Gorokhovo, dans le gouvernement d’Orel, mort le 21 février 1895 (5 mars 1895 dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg est un écrivain et journaliste russe. Il écrivit aussi sous le pseudonyme de M. Stebnitski. De nombreux Russes le considèrent comme « le plus russe de tous les écrivains russes ».

Ses œuvres principales sont : Chroniques, Gens d’Église, Lady Macbeth du district de Mtsensk, dont Dmitri Chostakovitch a tiré un opéra, et la nouvelle fantastique L’Aigle blanc.

Nikolaï Leskov est enterré à la passerelle des Écrivains du cimetière Volkovo de Saint-Pétersbourg.


Essayiste et romancier très fécond, N. S. Leskov a fait dans les lettres un début assez tardif. Jusqu’en 1861, il voyagea en Russie et à l’étranger, comme agent d’un négociant anglais, M. Scott. À cette époque, il se révéla comme critique littéraire par une appréciation assez sévère du roman de Tchernichevski Que faire ?. Un peu plus tard, deux romans, publiés sous le pseudonyme de Stebnitski, Vers nulle part (ou L’Impasse, Некуда, 1864) et Les Insulaires (Островитяне, 1866), montraient en lui un adversaire résolu des idées révolutionnaires, auxquelles il cherchait à opposer un idéal d’activité pratique.

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Sergueï Kirov, révolutionnaire et homme politique.

Sergueï Mironovitch Kostrikov (en russe : Сергей Миронович Костриков), dit Kirov, né le 15 mars 1886 (27 mars 1886 dans le calendrier grégorien) à Ourjoum et mort assassiné le 1er décembre 1934 à Léningrad, est un révolutionnaire bolchevik et homme politique soviétique. Son assassinat marque le début des procès de Moscou suivi des Grandes Purges de la période stalinienne en URSS. De la tentative d’assassinat de Lénine en 1918 à la chute de l’URSS, Sergueï Kirov est le seul dirigeant soviétique victime d’un attentat.

Ce meurtre sert de prétexte à l’arrestation et l’exécution de plusieurs hauts dirigeants accusés d’avoir collaboré à la conspiration. La thèse de Robert Conquest faisant démarrer la Grande Terreur à cet assassinat est cependant aujourd’hui contestée par une majorité des historiens.


Sergueï Kostrikov est né en 1886 à Ourjoum, dans une famille modeste de l’empire russe : son père Myron Ivanovitch Kostrikov et sa mère Ekaterina Kouzminitchina sont domestiques dans une famille aisée de la ville. Il connut à peine son père : « le sens de la vie se réduisait pour lui à une existence repue et insouciante. Il tentait d’imiter ses maîtres, noceurs et fêtards, dilapidait dans la boisson tout son salaire » et il s’enfuit quatre ans après la naissance de Sergueï, le laissant à sa mère. Sergueï a deux sœurs : l’aînée Anna (1883-1966) et la benjamine Elizaveta (1889-1968). Il est orphelin quand il a 7 ans : son père et sa mère meurent la même année, en 1893. C’est sa grand-mère paternelle, ancienne domestique également, qui devient le chef de famille. La vieille dame garde auprès d’elle les deux jeunes filles, Sergueï étant envoyé en internat. Il y reste 8 ans et il est un excellent élève, d’une conduite irréprochable. Ces qualités lui permettent d’obtenir une bourse et d’intégrer l’Institut inférieur de mécanique et technique de Kazan. Il en sort dans les 10 premiers à 18 ans. Ce très bon classement lui permet d’intégrer une école d’ingénieurs à Tomsk. C’est durant ces études qu’il s’intéresse à la politique, au marxisme et à la social-démocratie : il adhère au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) à Tomsk à la fin 1904.

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