Ilia Répine, peintre.

Ilia Iefimovitch Répine (en russe : Илья́ Ефи́мович Ре́пин) est un peintre russe né le 24 juillet 1844 (5 août 1844 dans le calendrier grégorien) et mort le 29 septembre 1930 à Kuokkala (Finlande).

Répine naît à Tchouhouïv, près de Kharkiv (à l’époque dans l’Empire russe, aujourd’hui en Ukraine). Ses parents font du commerce de chevaux, son père est un ancien soldat cosaque et sa mère tient une petite école rurale. Il travaille dans sa jeunesse comme peintre d’icônes, étudie le dessin avec Ivan Kramskoï, et poursuit sa formation à l’Académie impériale des beaux-arts.

Il est membre, à partir de 1878, des ambulants (un groupe de peintres réalistes), et est ensuite nommé académicien de l’Académie impériale des beaux-arts. Professeur, maître d’atelier (1894-1907) puis recteur (1898-1899) de l’académie, enseignant à l’école d’art et d’artisanat de Maria Tenicheva, il a parmi ses élèves Boris Koustodiev, Igor Grabar, Ivan Koulikov, Philippe Maliavine, Anna Ostroumova-Lebedeva et Nikolaï Fechine. Il est aussi le maitre d’étude de Valentin Serov.

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Gheorghe II Duca, prince de Moldavie.

Gheorghe II Duca fut prince de Moldavie de 1665 à 1666, puis de 1668 à 1672 et enfin, de 1678 à 1684. Il fut également prince de Valachie de 1674 à 1678. La monarchie était élective dans les principautés roumaines de Moldavie et de Valachie, comme en Transylvanie et en Pologne voisines : le prince (voïvode, hospodar ou domnitor selon les époques et les sources) était élu par (et souvent parmi) les boyards : pour être nommé, régner et se maintenir, il s’appuyait sur les partis de boyards et fréquemment sur les puissances voisines, habsbourgeoise, polonaise, russe et surtout ottomane, car jusqu’en 1859 les deux principautés étaient vassales de la « Sublime Porte » dont elles étaient tributaires.


Il épouse Anastasia, la belle-fille du prince de Moldavie, Eustatie Dabija ; il succède alors à celui-ci sur le trône. Son règne sera très perturbé puisqu’il sera déchu trois fois : la première fois, en mai 1666 en faveur d’Ilie III Alexandru ; la deuxième fois le 16 août 1672 et la troisième fois le 4 janvier 1684, toutes deux en faveur de Ștefan Petriceicu le candidat des Polonais.

Il est alors agréé prince de Valachie par la « Sublime Porte » le 6 décembre 1673 à la place de Grigore Ier Ghica, destitué à la suite de la défaite de l’armée ottomane et de ses vassaux moldaves et valaques contre la Pologne et son futur roi Jean III Sobieski à la bataille de Hotin, le 11 novembre 1673.

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Miron Costin, chroniqueur et homme politique.

Miron Costin est un chroniqueur et figure politique moldave, né le 30 mars 1633 et décédé en 1691. Il est l’un des premiers écrivains et historiographes de la littérature roumaine. Son œuvre principale, Letopiseţul Ţărâi Moldovei [de la Aron Vodă încoace] (Les Chroniques du pays de Moldavie [sous le règne de Aron Vodă]) visait à compléter le récit de Grigore Ureche, couvrant les événements de 1594 à 1660. Ses Chroniques furent initialement publiées en 1675.

Il écrivit également Istoria în versuri polone despre Ţara Moldovei şi Munteniei (Histoire en vers polonais de la Moldavie et Valachie), connue également sous le titre de Poema polonă (Le poème polonais).


Né en 1633, Miron est le fils de Ion ou Iancu Costin, riche boyard moldave, et de Safta Scoarțeș. Son père, noble polonais comme l’était Grigore Ureche, lui donna son prénom en l’honneur du prince de Moldavie Miron Barnovschi-Movilă, proche parent de sa femme. Il fit partie de l’escorte du prince lors de son voyage à Constantinople, pour confirmer auprès du Grand vizir la légitimité de son élection en tant que prince de Moldavie. Résultat des intrigues menées par son rival Basile le Loup au Divan, le gouvernement ottoman refuse de le reconnaître, le condamne et le fait décapiter. Iancu Costin ramènera la dépouille du prince au Patriarcat orthodoxe de Constantinople.

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