Adalbert de Prague, moine bénédictin et évêque.

Saint Adalbert de Prague (en tchèque Vojtěch, en polonais Wojciech), né v. 956 et mort en 997, est le deuxième évêque de Prague à la fin du Xe siècle. C’est aussi un moine bénédictin, un missionnaire et un saint de l’Église catholique.

Adalbert de Prague meurt en martyr alors qu’il voulait convertir des tribus baltes de Prusse au christianisme. Par la suite, il est devenu le saint patron de la Bohême, de la Pologne, de la Prusse et de l’archidiocèse d’Esztergom. Son demi-frère, Radzim Gaudenty, également missionnaire en compagnie d’Adalbert, est le premier archevêque de Gniezno. Il est fêté le 23 avril.


Adalbert est né v. 956 à Libice nad Cidlinou en Bohême, dans la famille des Slavnikides (Slavníkovci), puissante rivale des Přemyslides. Il est le fils du duc Slavnik mort le 18 mars 981 et le frère de Sobeslav (Sobebor), chef de cette famille dont les membres seront massacrés dans leur fief de Libice par Boleslav II de Bohême en 995.

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Wisława Szymborska, poétesse.

Wisława Szymborska (Maria Wisława Anna Szymborska), née le 2 juillet 1923 dans le village de Prowent, voisin de Bnin aujourd’hui dans la commune de Kórnik à moins de 25 km au sud-est de Poznań et morte le 1er février 2012 à Cracovie en Pologne, est une poétesse polonaise. Elle a reçu le prix Nobel de littérature en 1996.


En 1931, sa famille déménage de Toruń à Cracovie alors qu’elle a 8 ans. À Cracovie, Szymborska fréquente un collège d’élite, tenu par des Ursulines et fermé par les Nazis dès 1939, de sorte qu’elle passe le baccalauréat dans la clandestinité. Elle commence en 1945 des études de langue et de littérature polonaises avant de s’orienter vers la sociologie à l’Université Jagellonne de Cracovie. Elle s’y implique bientôt dans les cercles de créations littéraires locaux. Elle rencontre Czesław Miłosz et subit son influence. En mars 1945, elle publie son premier poème Szukam słowa (Je cherche des mots) dans le quotidien Dziennik Polski. Ses poèmes continuent à être publiés dans divers journaux et périodiques pendant un certain nombre d’années. En 1948, ses mauvaises conditions financières la contraignent à abandonner ses études sans avoir obtenu de diplôme. La même année, elle épouse le poète Adam Włodek, dont elle divorce en 1954 (ils conservent cependant des relations étroites jusqu’à la mort de Włodek en 1986). Le couple n’a pas d’enfants. À l’époque, elle travaille comme secrétaire pour un magazine d’éducation bimensuelle et comme illustratrice.

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Pola Négri, actrice.

Pola Negri, née le 3 janvier 1897 à Lipno (Pologne) et décédée le 1er août 1987 à San Antonio (Texas, États-Unis), est une actrice polonaise du cinéma muet, qui se maria en seconde noces à Seraincourt le 14 mai 1927 avec le prince Serge Mdivani. Ruinée par le krach financier de 1929, elle vendit le château de Rueil et, en 1941, s’installa définitivement aux États-Unis. Elle prit la nationalité américaine en 1951. Elle vécut au 6933, Hollywood Boulevard.


Née Barbara Apolonia Chałupiec d’une mère issue de la petite noblesse polonaise et d’un père slovaque arrêté et déporté en Sibérie quand elle est petite, Pola est élevée par sa mère. Elle prend des cours d’art dramatique et grâce à l’aide du vice-président de la direction des théâtres impérieux de Varsovie (Warszawskie Teatry Rządowe) Kazimierz Hulewicz elle fait ses débuts au théâtre en 1912 dans une pièce d’Aleksander Fredro, puis joue au Grand Théâtre de Varsovie. En 1914, grâce à la protection de Hulewicz, Pola Negri débute au cinéma dans Niewolnica Zmysłów (« L’Esclave sensuelle ») réalisé par Jan Pawłowski. Puis elle signe un contrat avec le studio Sfinks  d’Aleksander Hertz qui la dirige dans plusieurs films. C’est à cette époque-là qu’elle prend le pseudonyme de Pola Negri en hommage à la poétesse italienne Ada Negri.

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