Juan Francisco de la Bodega y Quadra, officier de marine et explorateur.

Juan Francisco de la Bodega y Quadra, né le 3 juin 1743 à Lima au Pérou et mort le 26 mars 1794 à Mexico au Mexique, est un officier de marine espagnol et un explorateur employé par l’empire espagnol. Depuis sa base située à San Blas, aujourd’hui dans l’État mexicain de Nayarit, Bodega y Quadra fit plusieurs voyages dans le nord-ouest du continent d’Amérique du Nord, explorant jusqu’à l’Alaska.


Né à Lima, Bodega y Quadra (souvent connu sous le nom « Quadra » en anglais, était le fils de Tomás de la Bodega y de las Llanas, un Espagnol travaillant au service diplomatique au Pérou. Il fait des études en Espagne, et il devient aspirant de marine (en espagnol : guardiamarina) à 19 ans.

En 1775, à la suite du voyage de Pérez de Hernandez de 1774, une expédition, constituée des deux vaisseaux Santiago et Sonora, part de San Blas sous le commandement de Bruno de Heceta ; son second, le lieutenant Bodega y Quadra, a le commandement du Sonora. Les Espagnols voulaient identifier les implantations russes dans le nord-ouest et revendiquer la région pour la couronne espagnole. Malgré un massacre de marins espagnols par des Amérindiens Quinault et contrairement à Heceta, Bodega y Quadra décide de continuer ses explorations. Il navigue jusqu’au 59e parallèle mais sans rencontrer d’implantations russes.

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Andrés Laguna de Segovia, médecin, pharmacologue, botaniste, philosophe, penseur et humaniste.

Andrés Laguna de Segovia (Ségovie 1499 – Guadalajara 1559), médecin, pharmacologue, botaniste, philosophe, penseur politique et humaniste espagnol du XVIe siècle.


Fils d’un médecin juif converti, Andrés Laguna de Segovia étudia deux ans à l’Université de Salamanque puis se rendit à Paris pour y étudier la médecine et les arts. Il étudia aussi les langues classiques pour pouvoir aborder Dioscoride dans sa langue originale.

Il voyagea en Angleterre, vécut aux Pays-Bas pendant deux ans, s’installa à Metz pour cinq ans comme médecin de la ville, puis fut nommé docteur de l’Université de Bologne, où il séjourna pendant neuf ans en tant que médecin du pape Jules III. Il résida à nouveau aux Pays-Bas pendant trois ans puis retourna en Espagne vers la fin de l’année 1557.

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Moïse Maïmonide, rabbin.

Moshe ben Maïmon, plus couramment connu en français sous le nom de Moïse Maïmonide, est un rabbin séfarade du XIIe siècle né à Cordoue le 30 mars 1138 et mort à Fostat, le 13 décembre 1204, considéré comme l’une des plus éminentes autorités rabbiniques du Moyen Âge.

Talmudiste, commentateur de la Mishna, jurisconsulte et décisionnaire, il est l’auteur du Mishné Torah, l’un des plus importants codes de loi juive. Philosophe, métaphysicien et théologien, il entreprend comme son contemporain Averroès une synthèse entre la révélation et la vérité scientifique, laquelle est représentée de son temps par le système d’Aristote dans la version arabe d’Al-Fârâbî. Médecin de cour et astronome, il publie aussi des traités dans ces domaines qui accroissent son prestige parmi ses contemporains. Dirigeant de la communauté juive d’Égypte, il s’emploie à juguler l’influence du karaïsme et répond aux questions et requêtes de centres aussi éloignés que l’Irak et le Yémen. Il est cependant accueilli avec plus de circonspection voire d’hostilité en France et en Espagne, où ses écrits et son rationalisme sont sujets à controverse des siècles durant, comme en témoigne son épitaphe qui mentionne d’abord « ci-gît […] le meilleur des hommes », remplacée par « […] un hérétique excommunié » avant la plus célèbre :

« De Moïse à Moïse, il n’y en a aucun comme Moïse. »

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