André Vésale, anatomiste et médecin.

André Vésale, né Andries Wytinck van Wesel à Bruxelles le 31 décembre 1514 et mort à Zakynthos le 15 octobre 1564, est un anatomiste et médecin brabançon, considéré par de nombreux historiens des sciences comme le plus grand anatomiste de la Renaissance, voire le plus grand de l’histoire de la médecine. Ses travaux, outre qu’ils ont fait entrer l’anatomie dans la modernité, mettront fin aux dogmes du galénisme qui bloquaient l’évolution scientifique depuis plus de mille ans aussi bien en Europe que dans le monde islamique. Vésale ne se détache pas entièrement de l’œuvre de Galien, pour lequel il a une très grande admiration. Le fait de le critiquer, de souligner ses erreurs n’est pas un signe de mépris comme dans toute démarche scientifique, c’est un processus normal qui s’appelle l’objectivité. Il reprend d’ailleurs un certain nombre d’éléments de l’œuvre de Galien.

« André Vésale » est la forme francisée de son nom latin Andreas Vesalius. À la naissance, il s’appelle Andries Wytinck van Wesel, en français André Wytinck de Wesel, ville rhénane d’origine de son grand-père. Il est l’auteur du De humani corporis fabrica (Sur le fonctionnement du corps humain), l’un des livres les plus novateurs sur l’anatomie humaine. Il est aussi un grand humaniste de son époque.

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Charles le Téméraire, duc de Bourgogne.

Charles de Bourgogne, dit Charles le Hardi ou Charles le Travaillant, plus connu sous son surnom posthume de Charles le Téméraire, né le 10 novembre 1433 à Dijon et mort le 5 janvier 1477 près de Nancy, est, après Philippe le Hardi, Jean sans Peur et Philippe le Bon, le quatrième et dernier duc de Bourgogne de la maison de Valois, seigneur et maître d’un ensemble de provinces connu aujourd’hui sous le nom d’État bourguignon.

Après s’être illustré, en 1465, lors de la Ligue du Bien public, une coalition formée contre le roi de France, Charles le Téméraire monte sur le trône de Bourgogne en 1467, à la mort de son père. Se considérant comme un souverain de plein droit, son règne est marqué par un affrontement constant avec son cousin Louis XI, qui revendique la suzeraineté sur une partie de ses terres, sensée relever du royaume de France6. Dans le même temps, il se rapproche de l’empereur Frédéric III et du roi d’Angleterre Édouard IV d’York, dont il épouse la sœur. Comme son père avant lui, il est l’un des princes les plus puissants de la chrétienté, grâce notamment à la richesse de ses territoires et au prestige de sa cour.

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Jeanne 1ère de Castille, dite “Jeanne la Folle”.

Jeanne Ire de Castille, dite Jeanne la Folle (en espagnol : Juana la Loca), née le 6 novembre 1479 à Tolède et décédée le 12 avril 1555 à Tordesillas, est reine de Castille (1504 – 1555) et d’Aragon (1516 – 1555), unissant sous un même sceptre la Couronne de Castille et la Couronne d’Aragon à partir du 25 janvier 1516. Issue de la dynastie de Trastamare, Jeanne est la troisième enfant des Rois catholiques, Ferdinand II d’Aragon (1452 – 1516) et Isabelle de Castille (1451 – 1504), et la mère de Charles Quint. Accusée de démence par son père et son fils, elle a régné sur le papier seulement et a cédé tout son pouvoir de facto à son fils Charles Quint.


Jeanne naît le 6 novembre 1479 à Tolède. Fille de Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle la Catholique, elle reçoit le nom de baptême de sa grand-mère paternelle. Jeanne bénéficie d’une éducation intellectuelle et religieuse soignée : elle apprend le latin, le français, la danse, la couture et la chasse. Comme tous les princes de son temps, elle est élevée dans la religion catholique. Son éducation est dispensée par Béatrice Galindo, une amie de sa mère, sa mère elle-même et le dominicain Andrés de Miranda.

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