Theodor Kramer, poète.

Theodor Kramer (né le 1er janvier 1897 à Niederhollabrunn, mort le 3 avril 1958 à Vienne) est un poète autrichien.


Son père Max, issu d’une famille juive de Bohême, est le médecin du village. Lors de la Première Guerre mondiale, il est gravement blessé puis finit officier dans l’armée autrichienne. Il fait des études de germanistique et de sciences politiques qu’il interrompt pour travailler d’abord comme agent de bureau, libraire puis agent littéraire. En 1931, il se consacre à l’écriture. En 1933, il est un fondateur de la “Fédération des écrivains socialistes” qui sera interdite par l’austrofascisme. Il publie un poème dans la revue littéraire parisienne Le Parthénon en 1937.

Après l’Anschluss, Kramer n’a plus le droit de travailler en raison de son origine juive et de ses idées socialistes, ses livres sont interdits. En 1939, il émigre avec de grandes difficultés en compagnie de son épouse Inge (Rosa) Halberstamm jusqu’à Londres, où il vivra jusqu’en 1957 et obtiendra la nationalité britannique en 1946. En 1940 et 1941, il est interné comme enemy alien. En 1943, il trouve un poste de bibliothécaire à Guildford. Il est membre du conseil d’administration du PEN club autrichien en exil et fréquente Elias Canetti, Erich Fried ou Hilde Spiel.

Continuer la lecture de « Theodor Kramer, poète. »

Leopold Kupelwieser, peintre.

Leopold Kupelwieser (né le 17 octobre 1796 à Markt Piesting, mort le 17 novembre 1862 à Vienne) est un peintre autrichien.


Leopold Kupelwieser était le fils de Johann Baptist Georg Kilian Kupelwieser, copropriétaire d’une ferblanterie fondé en 1775, et son épouse Maria Josepha Judith Gspan. Après que son talent est reconnu très tôt par Franz Anton von Zauner, Leopold Kupelwieser est reçu en 1809 à l’âge de 12 ans à l’académie des beaux-arts de Vienne.

D’abord élève de la peinture néo-classique viennoise, il est influencé au cours d’un séjour à Rome par le mouvement nazaréen autour de Johann Friedrich Overbeck. Après la mort du seigneur russe Alexander Berezin, pour lequel il avait fait des illustrations, il retourne à Vienne et s’établit comme portraitiste et peintre historique, mais aussi comme peintre décorateur. Lui et son frère aîné Joseph font partie des amis de Franz Schubert qui vont souvent au château d’Atzenbrugg. Il fait leurs portraits, notamment de Schubert, Franz von Bruchmann, Moritz von Schwind et Franz von Schober. Le 17 septembre 1826, il épouse Maria Johanna Evangelista Augustina Stephania Theodora Lutz. À cette occasion, Schubert compose une Kupelwieser-Walzer. En 1836, il devient professeur de l’académie des beaux-arts de Vienne et fait de plus en plus des motifs religieux et des fresques. En 1840, il vient vivre dans Rotenturmstraße. De 1850 à 1852, il est professeur dans une école préparatoire et de 1852 à 1862, professeur dans une école privée.

Continuer la lecture de « Leopold Kupelwieser, peintre. »

Anton Webern, compositeur et chef d’orchestre.

Anton Webern (3 décembre 1883 à Vienne – 15 septembre 1945 à Mittersill) est un compositeur et chef d’orchestre autrichien. Un des premiers élèves d’Arnold Schönberg, il appartient au premier cercle de la Seconde école de Vienne.

Son nom à la naissance est Anton Friedrich Wilhelm von Webern, mais il abandonne la particule von en application de la loi autrichienne de 1919.


Né dans une vieille famille noble de Vienne, Anton Webern étudie la musicologie avec Guido Adler à l’université de Vienne (Institut d’Histoire de la musique), puis entre 1904 et 1908 il étudie la composition avec Arnold Schönberg qui eut une grande influence sur sa musique et se lie d’amitié avec Alban Berg. En 1906, il obtient son doctorat en musicologie sur le Choralis Constantinus d’Heinrich Isaac. Il compose un nombre important d’œuvres de jeunesse, puis quelques pièces sous l’influence de Schönberg, mais son catalogue « officiel » débute avec sa Passacaille pour orchestre opus 1 (1908). Il délaisse rapidement la tonalité, pour s’engager dans un style de musique atonale libre, en même temps que Schönberg et que Berg. Le 31 mars 1913, une de ses œuvres (les Six pièces pour grand orchestre) fait partie du programme d’un mémorable concert qui fut un des scandales les plus retentissants de l’époque. Un an après, la guerre éclate, il est mobilisé. Réformé à cause de sa mauvaise vue, il se met à composer un nombre important de pièces vocales (opus 12 à opus 19) sur des textes du Knabenwunderhorn ou mystiques. Parallèlement il mène une carrière de chef d’orchestre d’opérettes, qui lui causera nombre de déboires tant professionnels que de santé. En 1924, il compose sa première œuvre dodécaphonique (un Kinderstück pour piano), qui dès lors deviendra son unique technique d’écriture.

Continuer la lecture de « Anton Webern, compositeur et chef d’orchestre. »