Le putois.

Le putois (Mustela putorius putorius) est un animal de la famille des mustélidés voisin de la belette, du vison, de la loutre et de l’hermine. Le furet (Mustela putorius furo), forme domestique du putois est, comme lui, une sous-espèce du putois d’Europe (Mustela putorius). Ces animaux ont une glande qui libère une puanteur en cas de peur ou de menace.

Le putois d’Europe a une couleur proche du brun foncé avec une tête plus claire. Il est sensiblement plus grand que la belette et l’hermine, mesure 50 cm de long et pèse entre 0,7 kg pour les femelles et 1,7 kg pour les mâles.

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La marmotte.

Les marmottes (Marmota) forment un genre de mammifère fouisseur de l’ordre des rongeurs.


Du latin mus montis, « souris de la montagne ».

D’après Émile Littré, auteur du Dictionnaire de la Langue Française, Marmontain est l’un des anciens noms français de la marmotte ; espagnol et portugais : marmota ; italien : marmotta, marmotto ; pays de Coire : murmont ; ancien haut allemand : muremanto, muremunti ; du latin murem montanum ou murem montis : rat de montagne.

La marmotte est appelée siffleux en Amérique du Nord, car, quand il y a un danger, elle émet un cri (son d’origine laryngée) puissant pour donner l’alerte d’un danger aux autres marmottes, qui vont alors se réfugier dans leur terrier. L’animal peut aussi être appelé bonhomme couèche, du micmac moonumkweck. Les anglophones la nomment groundhog (littéralement : « cochon de terre ») ; en allemand, c’est Murmeltier : littéralement l’« animal qui marmonne, marmotte ».

Le poil de la marmotte est brun, noir ou marron. Elle a un corps trapu, les oreilles rondes. Ses membres sont courts et puissants avec une longue queue. Sa taille est de 46 à 66 cm pour un poids de 2 à 9 kg. Elle vit de 4 à 10 ans en captivité et de 4 à 8 ans en liberté.

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Richard Dedekind, mathématicien.

Julius Wilhelm Richard Dedekind (né le 6 octobre 1831 à Brunswick et mort le 12 février 1916 dans la même ville) est un mathématicien allemand et un proche disciple de Ernst Kummer en arithmétique. Pionnier de  l’axiomatisation de l’arithmétique, il a proposé une définition axiomatique de l’ensemble des nombres entiers ainsi qu’une construction rigoureuse des nombres réels à partir des nombres rationnels (méthode des « coupures » de Dedekind).


Le 23 février 1855, Carl Friedrich Gauss décède. L’université de Göttingen crée la chaire de mathématiques qui échoit à Gustav Lejeune Dirichlet qui enseignait alors, sans répit, à l’université de Berlin et à l’Académie militaire de Prusse à Berlin. L’arrivée de Dirichlet marque un point d’inflexion qualitatif pour les mathématiques à Göttingen, non seulement parce que c’est un excellent professeur, mais aussi parce qu’il est porteur d’un esprit scientifique modelé par son séjour en France. Bernhard Riemann avait suivi à l’université de Berlin les cours de Dirichlet et, avec le temps, leur relation avait cessé d’être professionnelle et ils s’étaient liés d’amitié. Ainsi, lors d’un bref passage à Göttingen en 1852, Dirichlet l’avait aidé à peaufiner sa thèse d’habilitation. Dedekind se joint rapidement à eux pour former un « triumvirat », partageant avec les deux autres les mêmes centres d’intérêt.

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