Le phacochère.

Le phacochère, ou sanglier des savanes1, est un genre (Phacochoerus) de mammifères africains de la famille des Suidae. Il comprend deux espèces, qui comptent elles-mêmes plusieurs sous-espèces : le Phacochère commun (Phacochoerus africanus) et le Phacochère de Somalie (Phacochoerus aethiopicus).


Ce porcin sauvage mesure 1,60 m de long et de 60 à 80 cm au garrot.

Le mâle pèse jusqu’à 100 kg et la femelle de 50 à 75 kg.

Il a une longue crinière sur le haut du dos et deux défenses dirigées vers le haut, atteignant 60 cm chez les vieux individus. Elles lui servent notamment à déterrer des racines ou des bulbes, et aussi à se défendre contre ses prédateurs ; lions, léopards, lycaons, hyènes, les jeunes sont la proie des guépards, aigles, pythons, chacals, caracals, mais les parents sont de redoutables défenseurs. Le phacochère peut tenir tête à un léopard ou même à une lionne, et il n’hésite pas à charger s’il se sent menacé.

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Les chenilles.

La chenille est la larve des lépidoptères, c’est-à-dire des insectes dont l’imago est appelé papillon. Les larves de certains hyménoptères qui ressemblent beaucoup à celles des lépidoptères sont appelées fausses-chenilles.

Parmi les quatre stades de développements successifs du lépidoptère (œuf, chenille, chrysalide, papillon), la chenille est l’un des deux stades mobiles et celui qui assure l’essentiel de la croissance de l’animal, la fonction reproductive étant réservée au papillon. Le développement de la chenille nécessite plusieurs mues dont la dernière, appelée nymphose, marque le passage au stade de nymphe, appelée chrysalide chez les lépidoptères.

Les chenilles de certaines espèces tissent autour d’elles une structure de soie appelée cocon afin de s’y mettre à l’abri en vue de leur nymphose (le cas le plus célèbre est la chenille de Bombyx mori, appelée ver à soie, fondement de la sériciculture). D’autres chenilles (notamment celles des rhopalocères) se contentent de se fixer à un support par une ceinture de soie qui maintiendra la chrysalide. D’autres encore s’enterrent dans l’humus à faible profondeur, dans une loge plus ou moins soyeuse : c’est le cas de la plupart des sphinx.

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Jean-Bedel Bokassa, militaire et homme politique.

Jean-Bedel Bokassa, né le 22 février 1921 à Bobangui (petit village de la préfecture de Lobaye) et mort le 3 novembre 1996 à Bangui, est un homme d’État et un militaire centrafricain qui fut le deuxième président de la République centrafricaine à partir de 1966, à la suite du coup d’État de la Saint-Sylvestre, avant de se faire proclamer empereur sous le nom de Bokassa Ier en 1976.

Son titre complet était « Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national », le MESAN. Son accoutrement, sa cérémonie de couronnement extravagante et son régime étaient largement inspirés du règne de Napoléon Ier en France. Il met alors en place une politique très répressive dans tout le pays. En septembre 1979, l’opération Caban, organisée par la France, renverse Bokassa et l’opération Barracuda remet au pouvoir son propre cousin, l’ancien président David Dacko, ce qui aboutit à la fin de l’empire centrafricain2. Bokassa est ainsi emmené de force par les parachutistes français au Tchad et, de là, part en exil en Côte d’Ivoire, où il accuse la France de l’avoir trahi. En effet, depuis quelque temps, Bokassa se rapprochait de plus en plus de Kadhafi, dont la politique au Tchad était en contradiction complète avec les intérêts français.

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