Pierre Pasquier, gouverneur général de l’Indochine.

Pierre Pasquier, né à Marseille le 6 février 1877 et mort près de Corbigny (Nièvre) le 15 janvier 1934, est gouverneur général de l’Indochine française de 1928 à sa mort.

Pierre Pasquier est né rue Longue-des-Capucins à Marseille. Fils d’Armand Pierre Henri Pasquier (1822-1878), négociant et de Marie Sophie Eulalie Arnoux (1833-1933), il perd son père à l’âge de onze mois. Il est élevé par sa mère et par sa grand-mère maternelle, Joséphine Arnoux née Bouchard, veuve d’un officier de marine ayant appartenu à l’escadre d’Extrême-Orient.

Il est élève au lycée Thiers2 et de l’École coloniale (1898). En 1902, il épouse sa nièce, Elise Pasquier (1882-1962), fille de son frère aîné Paul Marie Joseph Pasquier, négociant en grains.

Il est Administrateur des Services Civils de l’Indochine, Résident supérieur en Annam (1921)3 et Gouverneur général de l’Indochine Française de 1928 à sa mort. Il périt dans l’accident de l’avion Dewoitine D.332 L’Émeraude le 15 janvier 1934.

Son fils, Armand Pasquier, fonctionnaire de l’Afrique-Équatoriale française, est lieutenant de la Première Division Française Libre pendant la Seconde Guerre mondiale.

Source : Wikipédia.

Norodom Sihanouk, homme d’état.

Norodom Sihanouk (en khmer : នរោត្តម សីហនុ), né le 31 octobre 1922 à Phnom Penh et mort le 15 octobre 2012 à Pékin, est un homme d’État cambodgien, figure dominante de la vie politique de son pays dans la seconde moitié du XXe siècle. Il a été tour à tour et parfois simultanément roi, Premier ministre, « chef d’État » du royaume, animateur de plusieurs gouvernements en exil, puis à nouveau roi.

Nommé le 24 avril 1941, à l’âge de 18 ans, roi du Cambodge alors sous protectorat français il fait accéder son pays à l’indépendance le 17 octobre 1953 avant d’abdiquer, le 3 mars 1955 au profit de son père pour remplir un rôle politique que la constitution refuse à sa fonction royale. Ayant fondé son propre parti politique, le Sangkum Reastr Niyum, Sihanouk dirige sans partage le royaume du Cambodge, d’abord comme Premier ministre, puis, après la mort de son père, en tant que « chef d’État ». Il fait, pendant la guerre froide, le choix du neutralisme, mais son hostilité envers l’ingérence américaine en Asie du Sud-Est le pousse à se rapprocher de l’URSS et de la Chine, tout en réprimant les communistes cambodgiens. Dirigeant autocratique, il est chassé du pouvoir le 18 mars 1970 par l’aile droite de son mouvement et forme alors un front de résistance avec ses anciens adversaires communistes, les Khmers rouges. Ces derniers prennent le pouvoir le 17 avril 1975 ; Sihanouk, officiellement chef de l’État, est cantonné dans un rôle de pure figuration. Il démissionne le 2 avril 1976 et est alors assigné à résidence tandis que les Khmers rouges massacrent une partie de la population du pays. Le Cambodge est envahi le 25 décembre 1978 par l’armée vietnamienne. Sihanouk, réfugié à l’étranger, prend le 22 juin 1982 la tête d’une coalition contre l’occupation vietnamienne, qui continue à inclure les Khmers rouges. Après des accords de paix, il rentre au Cambodge et partage alors le pouvoir avec les anciens communistes pro-vietnamiens, tandis que les Khmers rouges sont exclus de la transition politique. Redevenu roi le 24 septembre 1993, il abdique le 7 octobre 2004.

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Timbres magazine, n° 228 de Décembre 2020.

Au sommaire de ce numéro :

  • Les surcharges phophorescentes ;
  • Andorre : les anciennes routes postales ;
  • Les traités de paix de 1920 ;
  • Colonies néerlandaises  : Curaçao ;
  • Maryse Hilsz : une aviatrice hors pair ;
  • Le fabuleux destin de Guiseppe Raffo
  • Les boites mobiles sans indication de date ;
  • Les empreintes Daguin de la Dordogne ;
  • Les courriers de la débâcle de 1940.

et les rubriques habituelles.

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