Nana (d’après Emile Zola).

Nana est un roman d’Émile Zola publié par Georges Charpentier en février 1880, le neuvième de la série Les Rougon-Macquart, traitant du thème de la prostitution féminine à travers le parcours d’une lorette puis cocotte dont les charmes ont affolé les plus hauts dignitaires du Second Empire. Le récit, présenté comme la suite de L’Assommoir, est d’abord publié sous forme de feuilleton dans Le Voltaire du 16 octobre 1879 au 5 février 1880, puis en volume chez Charpentier, le 14 février 1880.

L’histoire commence en 1867, peu avant la deuxième exposition universelle, et dépeint deux catégories sociales symboliques, celle des courtisanes et celle des noceurs. Zola, chef de file du mouvement naturaliste, prétend montrer la société telle qu’elle était mais choisit aussi ce sujet scandaleux car il fait vendre, 55 000 exemplaires du texte de Charpentier étant achetés dès le premier jour de sa publication. Le personnage de Nana a surtout été inspiré à Zola par Blanche D’Antigny et par Berthe son premier amour, mais le romancier y a aussi mis des éléments de Valtesse de La Bigne, Delphine de Lizy, Anna Deslions, Hortense Schneider et Cora Pearl dont il a étudié la vie. Zola fait coïncider la mort de Nana avec le début de la guerre franco-allemande de 1870 qui marquera la fin du Second Empire, chute qu’il ne pouvait prévoir au moment de la rédaction de ses fiches préparatoires en 1868.

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Claudine.

Adolescente malicieuse qui est laissée libre par son père, l’héroïne grandit au fil des romans. On la retrouve également évoquée dans La Maison de Claudine (même s’il s’agit plus d’un ouvrage autobiographique sur l’enfance de Colette).


Claudine à l’école est paru en 1900, d’abord sous la signature de Willy (le mari de Colette). Ce roman au nouveau style (pour l’époque) naturel fit un véritable scandale.

Claudine, 15 ans, vit à Montigny avec son père, homme distrait, plus préoccupé par les mollusques que par l’éducation de sa fille. Celle-ci fréquente la petite école du village, cadre principal des aventures décrites dans ce livre, présenté comme le journal intime de la jeune fille. Son quotidien est rythmé par les promenades avec sa sœur de lait Claire, qui lui raconte sa vie amoureuse, les apparitions du docteur Dutertre, le médecin scolaire qui entretient Mlle Sergent et qui lorgne d’un peu trop près les grandes, et les leçons de musique avec Antonin Rabastens qui lui fait la cour. Mais des évènements non moins intéressants viennent l’agrémenter : voilà l’école tout en émoi en raison de l’arrivée de la nouvelle institutrice, Mlle Sergent, et de son assistante Mlle Aimée Lanthenay et des instituteurs des garçons, MM. Duplessis et Rabastens. Alors que Claudine se lie d’amitié avec Mlle Aimée, Mlle Sergent fait comprendre à cette dernière qu’elle ne doit plus voir Claudine, tout en lui accordant de nombreuses faveurs. Claudine, se sentant trahie, mène la vie dure aux deux femmes, dont elle trouve les manifestations d’affection repoussantes, en compagnie de la grande Anaïs et de Marie Belhomme. Arrive Luce, sœur d’Aimée, que Claudine commence par maltraiter avant de lui accorder son amitié. L’année s’écoule doucement, avec à l’horizon le brevet élémentaire, que les jeunes filles ont à cœur de réussir, et surtout, la fête de fin d’année et le bal qui sera donné en l’honneur d’un ministre qui vient visiter la ville…

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Esmeralda (d’après Victor Hugo).

Esmeralda est l’un des principaux personnages du roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris, paru en 1831.

En espagnol, la esmeralda signifie l’émeraude.

Comme le difforme Quasimodo, silencieusement amoureux d’elle, elle incarne la pureté des sentiments. Mais elle sera le jouet de la fatalité, sa beauté physique causant sa perte.


Jeune gitane de 16 ans, la Esmeralda danse avec insouciance dans les rues de Paris et fait exécuter des tours à sa chèvre Djali. L’archidiacre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, Claude Frollo, l’aperçoit un jour du haut des tours et s’en éprend. Écartelé entre son vœu de chasteté et sa passion charnelle, il la fait capturer par le sonneur de cloches Quasimodo, un être difforme, bossu et sourd, qu’il a naguère recueilli. Mais la jeune femme est sauvée par une escouade d’archers que commande le beau capitaine Phœbus de Châteaupers.

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