Gerhard Henrik Armauer Hansen, bactériologiste et dermatologue.

Gerhard Henrik Armauer Hansen, né le 29 juillet 1841 à Bergen et mort le 12 février 1912 à Florø (Norvège), est un médecin bactériologiste et dermatologue norvégien. Il est resté célèbre pour sa découverte en 1873 du « bacille de Hansen » (Mycobacterium leprae), la bactérie responsable de la lèpre. Cette découverte revêt une importance historique, car il s’agit de la première démonstration d’une relation de causalité entre une bactérie et une maladie connue.

Hansen a laissé son nom à la fois à la maladie (une éponymie commode permettant d’éviter de prononcer devant les malades le nom redouté d’une maladie stigmatisante et incurable à cette époque) et à la bactérie responsable.

Il étudie la médecine à l’Université Royale Frederik (devenue l’Université d’Oslo) où il obtient son diplôme en 1866. Il est brièvement interne à l’Hôpital National de Christiania (Rikshospitalet), puis médecin aux Îles Lofoten. En 1868 il revient à Bergen pour étudier la lèpre avec Daniel Cornelius Danielssen, un dermatologue spécialiste reconnu de cette maladie, et dont il épousera plus tard la fille Stéphanie.

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Philippe de Champaigne, peintre et graveur.

Philippe de Champaigne, né le 26 mai 1602 à Bruxelles, et mort le 12 août 1674 à Paris, est un peintre et graveur classique français d’origine brabançonne.

Né à Bruxelles dans une famille pauvre, il est formé dès l’âge de douze ans au portrait miniature auprès de Jean de Bouillon, puis continue son apprentissage chez Michel de Bourdeaux avant d’apprendre le paysage avec le grand maître Jacques Fouquières, qui probablement le fait venir à Paris.

Il refuse d’intégrer l’atelier de Rubens à Anvers, mais souhaite visiter Rome.

Il s’arrête à Paris en 1621 et se fixe au collège de Laon, dans le Quartier latin. Il s’y lie d’amitié avec Nicolas Poussin et travaille chez le maniériste Georges Lallemant, où il pratique la peinture d’histoire. Il quitte l’atelier de Lallemant vers 1625 et commence à travailler pour son compte. Finalement il reprend l’atelier de Nicolas Duchesne, dont il a épousé la fille en 1628.

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Le saut du Doubs à Villers-le-lac (Doubs).

Le Saut du Doubs est une chute de 27 mètres de hauteur1 sur le Doubs située sur la frontière franco-suisse, et pour partie dans la commune de Villers-le-Lac côté français, pour partie dans celle des Brenets côté suisse.

Côté français, le site se situe dans l’est de la Franche-Comté (canton de Morteau, département du Doubs) et côté suisse, à l’ouest du canton de Neuchâtel. Le Saut du Doubs se situe à l’extrémité est du lac des Brenets (nommé en France lac de Chaillexon), situé également sur la frontière. En aval du saut, le Doubs continue sa route à travers le massif du Jura dans des gorges.

Le Saut du Doubs fut créé, il y a 12 000 ans, par l’éboulement (provoqué par un séisme ?) des deux versants de la vallée (à l’époque les gorges du Doubs commençaient à l’ouest de Morteau). L’éboulis créa un grand barrage naturel, provoquant le remplissage des gorges en amont de l’éboulement, ce qui créa le paléo-lac

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