Les fables de La Fontaine.

Les Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine, appelées simplement Fables de La Fontaine, sont trois recueils regroupant deux cent quarante trois fables allégoriques publiés par Jean de La Fontaine entre 1668 et 1694. La plupart, inspirées des fables d’Ésope, Babrius et Phèdre, mettent en scène des animaux anthropomorphes et contiennent une morale explicite (présentée au début ou à la fin du poème) ou implicite.

L’auteur y invente un genre en rupture avec les traditions ésopique, évangélique et humaniste, où le style et l’esprit plus que le propos se veulent didactiques. Modèle du français classique, ces apologues sont utilisés dès le début du XVIIIe siècle comme support d’enseignement par les jésuites, principal corps enseignant en France jusqu’en 1763, et par les précepteurs familiaux, puis deviennent, sous la Troisième République et jusqu’après-guerre, un incontournable de l’école primaire.

Le premier recueil de Fables correspond aux livres I à VI des éditions actuelles. Il est publié en 1668, dix-huit ans après les Paraphrases d’Ésope en anglais de John Ogilby, et est dédié à un enfant, le Dauphin. Jean de La Fontaine est alors attaché, comme l’avait été sa mère Françoise Pidoux, à la suite de la Grande Madame, tante de Louis XIV qui tient sa cour au palais du Luxembourg. Il le restera jusqu’au décès de celle-ci, en 1672.

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La signature de l’armistice de 1918, à Rethondes (Oise).

L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15, met provisoirement fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), reconnaîssant de facto la victoire des Alliés et la défaite de l’Allemagne, mais il ne s’agit pas d’une capitulation au sens propre, cet armistice étant prévu pour durer 33 jours, puis il a ensuite été renouvelé.

Le cessez-le-feu est effectif à 11 heures, entraînant dans l’ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons, et annonçant la fin d’une guerre qui a fait pour l’ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d’invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils. Les représentants allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d’état-major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

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Les combattants polonais 1939-45.

Le théâtre européen de la Seconde Guerre mondiale s’ouvrit avec l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le vendredi 1er septembre 1939 et l’invasion soviétique de la Pologne le 17 septembre 1939. L’armée polonaise fut vaincue après plus d’un mois de féroces combats. Après que la Pologne eut été vaincue, un gouvernement en exil (basé en Grande-Bretagne), des forces armées et un service de renseignement furent établis en dehors des frontières de la Pologne. Ces organisations contribuèrent à l’effort allié tout au long de la guerre. L’armée polonaise fut recréée à l’Ouest, ainsi qu’à l’Est (après l’invasion allemande de l’Union soviétique).

Les Polonais contribuèrent de manière significative à l’effort allié tout au long de la guerre, combattant sur terre, sur les mers et dans les airs. L’armée de l’air polonaise fut notable, non seulement dans la victoire alliée dans la bataille d’Angleterre, mais aussi dans la guerre aérienne postérieure. Les troupes terrestres polonaises furent présentes dans la campagne de l’Afrique du Nord (siège de Tobrouk) ; la campagne d’Italie (y compris la capture de la colline du monastère à la bataille de Monte Cassino) ; et dans les batailles suivant le débarquement en France (la bataille de la poche de Falaise, un parachutage d’une brigade aéroportée pendant l’opération Market Garden et une division dans la campagne d’Allemagne). Les forces polonaises à l’est, se battant aux côtés de l’armée rouge et sous le commandement soviétique, prirent part aux offensives soviétiques en Biélorussie, en Ukraine et en Pologne ; à travers la Vistule et vers l’Oder puis vers Berlin. Certaines contributions polonaises furent moins visibles, notamment le déchiffrement avant-guerre et durant la guerre des machines de chiffrement allemandes Enigma par le cryptologue Marian Rejewski et ses collègues. Le réseau de renseignement polonais s’avéra très utile pour le renseignement allié.

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