Le palais des ducs de Bourgogne à Dijon (Côte d’or).

Le palais des ducs et des états de Bourgogne à Dijon en Côte-d’Or est un ensemble architectural comprenant plusieurs parties imbriquées : la plus ancienne est le palais ducal des XIVe siècle et XVe siècle, de style gothique, qui comprend encore un logis (bien visible depuis la place des Ducs), les cuisines ducales (cour de Bar) et deux tours : la tour de la terrasse, ou tour Philippe le Bon et la tour de Bar. La plus grande partie des bâtiments visibles aujourd’hui a cependant été bâtie aux XVIIe et surtout XVIIIe siècles, dans un style classique, avec le dessin de la place royale, aujourd’hui place de la Libération. Enfin, la façade du musée des Beaux-Arts, sur la place de la Sainte-Chapelle, a été élevée au XIXe siècle à l’emplacement de la Sainte-Chapelle de Dijon détruite en 1802. Cet ensemble, dans un remarquable état de conservation, témoigne de presque un millénaire de vie politique à Dijon.

Le Palais fut l’un des sièges des souverains de l’État bourguignon, les ducs de Bourgogne. Classé au titre des monuments historiques par la liste de 1862 et par arrêté de 1926, il abrite aujourd’hui la mairie de Dijon et le musée des beaux-arts de Dijon.

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La Franc-maçonnerie.

Le terme franc-maçonnerie désigne un ensemble d’espaces de sociabilité sélectifs, dont le recrutement des membres est fait par cooptation et pratique des rites initiatiques se référant à un secret maçonnique et à l’art de bâtir. Formée de phénomènes historiques et sociaux très divers, elle semble apparaître en 1598 en Écosse (Statuts Schaw), puis en Angleterre au XVIIe siècle. Elle se décrit, suivant les époques, les pays et les formes, comme une « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » ou comme un « ordre initiatique ». Organisée en obédiences depuis 1717 à Londres, la franc-maçonnerie dite « spéculative » — c’est-à-dire philosophique — fait référence aux Anciens devoirs de la « maçonnerie » dite « opérative » anglaise formée par les corporations de bâtisseurs. Elle puise ses sources dans un ensemble de textes fondateurs rédigés entre les XIVe et XVIIIe siècles.

Elle prodigue un enseignement ésotérique progressif à l’aide de symboles et de rituels. Elle encourage ses membres à œuvrer pour le progrès de l’humanité, tout en laissant à chacun le soin d’interpréter ses mots. Sa vocation se veut universelle, bien que ses pratiques et ses modes d’organisation soient extrêmement variables selon les pays et les époquesN 4. Elle s’est structurée au fil des siècles autour d’un grand nombre de rites et de traditions, ce qui a entraîné la création d’une multitude d’obédiences, qui ne se reconnaissent pas toutes entre elles. Elle a toujours fait l’objet de nombreuses critiques et dénonciations, aux motifs très variables selon les époques et les pays. Une discipline d’étude et de réflexion porte sur la franc-maçonnerie : la maçonnologie.

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Les cigognes.

Ciconia (cigogne) est un genre d’oiseaux échassiers souvent migrateurs appartenant à la famille des Ciconiidés et tous appelés cigognes. Il existe plusieurs espèces, les deux plus connues étant la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), et dans une moindre mesure la Cigogne noire (Ciconia nigra). Le petit est appelé cigogneau.

Cigogne, carte maximum, Mauritanie.

Les espèces de ce genre se caractérisent par leur bec droit et pointu et leur plumage principalement noir et blanc1. Ce sont de grands échassiers, d’environ un mètre de haut et 1,80 m d’envergure avec un long bec. Les jeunes sont de couleur plus brune et discrète que les adultes2. Les cigognes n’ont pas de muscle trachéo-bronchial autour du syrinx et ne peuvent ni chanter ni crier, et communiquent entre elles en claquant du bec : il s’agit du craquètement ou claquettement.

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