1900-1950, 50 ans de troupes coloniales

Les troupes coloniales, dites « la Coloniale », étaient un ensemble d’unités militaires françaises stationnées dans les colonies et mises sur pied, à

Cinquantenaire des troupes coloniales, carte maximum (1951).

l’origine, pour assurer la défense des ports et des possessions outre-mer autres que l’Afrique du Nord (où les unités relèvent de l’Armée d’Afrique), même si ces troupes sont employées massivement en France métropolitaine et au Maghreb au cours du XXe siècle.

Le terme Troupes coloniales ou Armée coloniale ou Troupes des colonies françaises a plusieurs sens :

Il s’agit d’abord des troupes françaises devant assurer la défense des colonies ; puis, assez rapidement, ce terme a désigné les troupes destinées au service dans les colonies françaises, hors Afrique française du Nord (ces troupes constituant spécifiquement l’Armée d’Afrique) et de une partie des troupes Britanniques lors de la première guerre mondiale.


Les Troupes coloniales sont apparues en 1900, lorsque l’ensemble des troupes terrestres dépendant du ministère de la Marine, appelées troupes de marine, furent transférées sous les ordres du ministère de la Guerre. Elles disparurent en 1958 lorsque, les colonies ayant acquis leur indépendance, la mission de ces troupes fut redéfinie. Elles reprirent alors le nom de troupes de marine, tout en restant dans l’armée de terre.

Les troupes dites « coloniales » ou de « marine » ont été créées en 1622 par le cardinal Richelieu sous le nom de « Compagnies ordinaires de la mer ». Embarquées à bord de navires, elles avaient différentes missions, dont les combats lors d’abordages, et étaient placées sous l’autorité du ministère de la Marine.

50 ans de troupes coloniales, épreuve de couleur.

Les conquêtes coloniales ont incité l’État à positionner des troupes à terre, de défense, de commerce, d’occupation, etc. Vers le milieu du XIXe siècle, les combats d’abordages n’existant plus, les troupes de la marine restèrent à terre, à travers le monde.

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, la Division Bleue réunit l’infanterie de marine et l’artillerie de marine (« marsouins » et « bigors »), héritiers des Compagnies de la mer. Après la guerre, elles participent à la conquête coloniale. Dès 1885, la Troisième République créé le 3e régiment de tirailleurs tonkinois, formés d’hommes venant d’Indochine.

En 1900, ces unités de marine quittent le ministère de la Marine et sont prises en charge par le Ministère de la Guerre. De ce fait, les Troupes de la Marine prennent le nom de « Troupe Coloniale » (loi du 7 juillet 1900). Puis, deux décrets datés du 28 décembre 1900 portent organisation, l’un de l’infanterie coloniale, l’autre de l’artillerie coloniale. C’est à ce moment que le corps d’artillerie de la marine devient le 1er régiment d’artillerie coloniale, membre de la 2e division d’infanterie coloniale lors de la Première Guerre mondiale et dissous lors de l’armistice de 1940.

Carte en franchise militaire, intendance des troupes coloniales.

En 1905, l’effectif de l’armée coloniale stationnée dans la métropole a été arrêté à 2 123 officiers et 26 581 hommes de troupe. L’effectif entretenu aux colonies se monte à 1 743 officiers, 21 516 hommes de troupe européens et 47 868 soldats indigènes.

Source : Wikipédia.

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